- C'est une grave accusation, fils, dit le roi.
- Ce n'est pas juste une accusation! L'homme a bel et bien dit cela, et il était sans conteste un homme de votre conseiller! De plus, ses camarades portaient tous l'emblème de Sir Brunulf, expliqua Dagobert. Il y a largement de quoi se poser bien plus que des questions.
- Brunulf, demanda le roi, as-tu des choses à dire pour ta défense ?
- Je comprends que le prince en est après moi! Il a frôlé la mort, et tout concorde pour m'accuser. Il est vrai que cet homme était à mon service...
- Mais..., attendit le roi, impatient de pouvoir innocenter son plus proche ministre.
Dagobert serra les poings de rage. Il avait pensé que cela suffirait, mais Brunulf ne semblait pas inquiété le moins du monde.
- ...et bien, il faut dire que j'ai de très nombreux ennemis, envieux de ma position à la cour! Et certains ne sont pas honnêtes! Plutôt que de tenter de mettre leurs qualités en avant, même s'ils en ont peu, ils préfèrent me discréditer. Un d'eux à sûrement payé mon lieutenant pour assassiner le prince, puis avouer que l'ordre était mien. Heureusement pour moi, il aurait sous-estimé le prince, qui s'en est sorti vivant.
- Je vois, dit pensivement le roi.
Dagobert remarquait pour la première fois l'influence sans limite que semblait posséder Brunulf sur le roi.
- Dagobert, cet assassin n'a-t-il pas dit ou fait autre chose ? Quelque chose d'étrange ?
- N... Si! Il arrivait à me suivre.
- Beaucoup de mes guerriers sont plus rapides que toi!
- Non! En temps normal, c'est vrai, mais j'utilisais ceci.
Il mit son poing devant son visage, et le sang afflua, dessinant les stries bleutées. Maintenant que Brunulf était au courant, il n'avait plus de raison de garder le secret.
-Depuis combien de temps, s'étonna son père ?
- Trois ans!
- Mon roi ?
- Oui, Brunulf ?
- Si cet individu était capable de suivre les mouvements du sang bleu, il n'y a aucune chance qu'il soit un individu normal. Sûrement un hérétique ayant fait un pacte avec le démon!
- Tu as raison! Tu es baptisé, tu ne peut donc pas être lié à cet homme. Et cette affaire doit être remise entre les mains de l'Église. Tu es innocenté, mon ami, réjouis-toi!
- J'en suis heureux. Mais vous devriez laisser votre fils partir. Il avait promis d'emmener Caribert faire une promenade à cheval. Et maintenant que cette affaire est réglé, rien ne nous oblige à le garder ici.
- Tu as raison. Dagobert! Va donc rejoindre ton frère. Je te reparlerais plus tard, concernant le sujet de ton sang. Vas-y!
Dagobert se retira, furieux de n'avoir même pas pu infliger la moindre honte à son ennemi. Il ne l'avait qu'à peine débarrasser d'un pion gênant, et rien d'autre. Cependant, il sortit calmement de la salle, et se dirigea vers l'endroit où son frère devait l'attendre.
- Mon roi, reprit Brunulf une fois qu'ils furent seuls tous les deux. Dagobert a un don pour diriger le peuple, et il a hérité du sang bleu, alors que Caribert est faible, et constamment malade. Je suis triste de devoir dire cela, mais mon neveu ne pourra assurer correctement sa charge. Je pense qu'il est préférable d'écarter Caribert du trône, au profit de son frère aîné.
- Encore une fois, tes conseils sont éclairés, mon ami!
Clotaire II, roi des francs, ne vit pas le sourire machiavélique de Brunulf s'étendre sur son visage.
13 décembre 2008
11 décembre 2008
Convocation
Il resta un long moment dans les ténèbres. Puis, le voile d'obscurité se déchira peu à peu laissant entrevoir un rayon de lumière. il tenta désespérément de l'attraper. Il tendit les mains, autant qu'il le put. Il sentit ses muscles se tordre, se comprimer, lui infligeant un douleur phénoménale. Et là, il réalisa enfin. Il était assis, sur son lit, dans une pièce faiblement éclairée. Les derniers évènements qu'il avait vécu lui revinrent en mémoire, et il soupira de soulagement. Il s'en était sortit vivant, et sans trop de blessures.
Il lui fallut un instant pour émerger totalement, la douleur dans ses membres se dissipant très lentement. Ses sens aussi prirent leur temps pour revenir et lui permettre de réintégrer la réalité. Puis, il entendit des bruits dans les couloirs, et un guerrier franc entra dans sa chambre. Le voyant réveillé, le soulagement s'inscrivit sur la face de l'homme, avant qu'il ne s'agenouille.
- Prince! Dieu soit loué, vous allez bien!
- Oui, j'ai connu mieux, fit remarquer Dagobert.
- Votre père vous demande dans la salle du trône! L'homme qui vous a attaqué serait apparemment au service de sieur Brunulf, et cette affaire doit être tirée au clair!
- Bien! Laissez-moi me vêtir, et j'arriverai aussitôt!
- Bien, mon prince!
Et l'homme se retira. Dagobert se leva prudemment, recouvrant petit à petit son équilibre. Ses jambes se calmèrent petit à petit et la souffrance diminua. Il connaissait ces symptômes. Après une utilisation trop intense de ses capacités, cela lui arrivaient tout le temps. La première fois, quelques secondes avaient suffi à le mettre dans un état pitoyable pour plusieurs jours. Mais il avait changé. Il avaient tenu le combat dans cet état plusieurs minutes, et il sentait bien que son corps s'en remettait déjà. Dans quelques heures, la douleur s'évaporerait comme un mauvais songe.
Mais il n'avait pas le temps de recouvrir ses forces. Son père l'attendait, et même le prince ne devait jamais faire attendre le roi. Il enfila rapidement une tunique et un pantalon. Dès qu'il fut près, il sortit de la chambre. Le soldat attendait ici. Il inclinait le buste et lui demanda de le suivre. En quelques minutes, ils arrivèrent à la salle du trône. Le soldat poussa les lourds battants de la porte de chêne, et il s'agenouilla.
- Votre majesté, Sir, le prince est là.
Dagobert suivit le mouvement et s'inclina à son tour. Devant lui se trouvaient, assis sur le trône, son père, Clotaire II, roi des francs, et, juste derrière, debout, son conseiller, silencieux pour une fois, Brunulf.
- Père, dit le prince avec déférence. Sir, continua-t-il avec un brin d'hostilité.
- Fils, dit le roi avec un sourire, je suis heureux de te voir en tel forme. Quand les soldats t'ont trouvé, tu gisais dans une marre de sang. Heureusement, il semblerait que ce soit celui de ton adversaire. Ce devait être un rude combat.
- Il l'a été. Mais plus pour lui que pour moi, répondit Dagobert.
Le roi sourit avant de reprendre la parole.
- Mais nous avons un autre problème. Il semblerait que cet homme ne soit pas un vulgaire assassin...
- Il m'a avoué être un homme de votre conseiller, envoyé, selon ses dires, par celui-ci, pour me tuer.
Il lui fallut un instant pour émerger totalement, la douleur dans ses membres se dissipant très lentement. Ses sens aussi prirent leur temps pour revenir et lui permettre de réintégrer la réalité. Puis, il entendit des bruits dans les couloirs, et un guerrier franc entra dans sa chambre. Le voyant réveillé, le soulagement s'inscrivit sur la face de l'homme, avant qu'il ne s'agenouille.
- Prince! Dieu soit loué, vous allez bien!
- Oui, j'ai connu mieux, fit remarquer Dagobert.
- Votre père vous demande dans la salle du trône! L'homme qui vous a attaqué serait apparemment au service de sieur Brunulf, et cette affaire doit être tirée au clair!
- Bien! Laissez-moi me vêtir, et j'arriverai aussitôt!
- Bien, mon prince!
Et l'homme se retira. Dagobert se leva prudemment, recouvrant petit à petit son équilibre. Ses jambes se calmèrent petit à petit et la souffrance diminua. Il connaissait ces symptômes. Après une utilisation trop intense de ses capacités, cela lui arrivaient tout le temps. La première fois, quelques secondes avaient suffi à le mettre dans un état pitoyable pour plusieurs jours. Mais il avait changé. Il avaient tenu le combat dans cet état plusieurs minutes, et il sentait bien que son corps s'en remettait déjà. Dans quelques heures, la douleur s'évaporerait comme un mauvais songe.
Mais il n'avait pas le temps de recouvrir ses forces. Son père l'attendait, et même le prince ne devait jamais faire attendre le roi. Il enfila rapidement une tunique et un pantalon. Dès qu'il fut près, il sortit de la chambre. Le soldat attendait ici. Il inclinait le buste et lui demanda de le suivre. En quelques minutes, ils arrivèrent à la salle du trône. Le soldat poussa les lourds battants de la porte de chêne, et il s'agenouilla.
- Votre majesté, Sir, le prince est là.
Dagobert suivit le mouvement et s'inclina à son tour. Devant lui se trouvaient, assis sur le trône, son père, Clotaire II, roi des francs, et, juste derrière, debout, son conseiller, silencieux pour une fois, Brunulf.
- Père, dit le prince avec déférence. Sir, continua-t-il avec un brin d'hostilité.
- Fils, dit le roi avec un sourire, je suis heureux de te voir en tel forme. Quand les soldats t'ont trouvé, tu gisais dans une marre de sang. Heureusement, il semblerait que ce soit celui de ton adversaire. Ce devait être un rude combat.
- Il l'a été. Mais plus pour lui que pour moi, répondit Dagobert.
Le roi sourit avant de reprendre la parole.
- Mais nous avons un autre problème. Il semblerait que cet homme ne soit pas un vulgaire assassin...
- Il m'a avoué être un homme de votre conseiller, envoyé, selon ses dires, par celui-ci, pour me tuer.
10 décembre 2008
La Hache de pierre, suite
Les veines s'effacèrent de sa peau, qui reprit sa couleur habituel. Il remarqua soudainement la sueur sur son corps. Ses muscles le faisaient souffrir, mais il n'avait d'autre choix que de se battre. Où plutôt esquiver, car il comprit instantanément qu'il ne pourrait survivre à la puissance capable de le repousser quand il utilisait la puissance de son sang.
L'homme se jeta sur lui en soulevant son arme. Il était fort, mais il ne s'attendait pas à voir Dagobert bouger encore si vivement. Il donnait tout ce qu'il avait et évitait de justesse les coups, sentant leur force dévastatrice souffler près de lui comme des ouragans. Il se savait rapide, et tenta donc dès qu'il le put de s'échapper en courant. Mais sans qu'il puisse le voir, son adversaire se retrouva devant lui, l'arme à la main. Le jeune prince tomba à genou, ne sentant plus assez de forces en lui pour bouger.
Le lieutenant de Brunulf leva son arme. La promesse qu'il avait faite à sa mère lui revint en mémoire. Il ne pouvait mourir si piteusement. S'il devait mourir, se serait debout, en se battant, ou d'épuisement après la bataille, mais pas ainsi, simplement exécuté par son ennemi. Et dans cette nouvelle résolution, il trouvera des ressources encore inexploitées. Une nouvelle fois, son sang se réveilla. Son cœur s'emballa, envoyant dans son corps entier une énergie indomptable. Ses muscles vibrèrent en recevant cette pitance, et sa peau reprit la couleur bleu alors que ses veines se dilataient. Et une nouvelle fois, sa conscience s'échappa de son corps pour englober le monde. Il n'était plus lui, il était la totalité. La totalité n'était plus, car il l'avait emprisonné en lui.
Il put voir la goutte de sueur qui perlait sur le front de son ennemi, la raideur de ses muscles fatigués par un effort inhabituel, la soif de sang dans ses yeux, et les vibrations de l'air à proximité de la hache de pierre. Il mit toute la force qu'il avait dans ses jambes et se propulsa en avant, vers son ennemi. Il leva son épée. Ce la suffit.
Ne s'attendant pas à un tel mouvement, l'homme ne put réagir. La lame s'enfonça jusqu'à la garde dans sa chair. Et le prince, sa proie, s'éloigna, avant de tomber d'épuisement un peu plus loin. L'homme sentit ses genoux défaillir. malgré sa volonté, il ne pouvait plus tenir debout. Petit à petit, il sentit le froid l'envahir. Il tenta de s'approcher de son ennemi en rampant pour lui asséner le coup final, mais son corps était trop lourd. Et froid. Très froid. Gelé. Il avait mal. Il le savait. Dans cet état, il ne pouvait que souffrir énormément. Mais la douleur s'envolait, laissant place à un calme absolu. Un calme effrayant. Le Néant. Il tendit devant lui sa main, tentant désespérément de se raccrocher aux derniers brins de vie qui lui restait, mais il se sentit emporter. Et avant de mourir, il ne put que prononcer, faiblement, crachant par là-même son sang :
- Maître,... j'ai échoué.
L'homme se jeta sur lui en soulevant son arme. Il était fort, mais il ne s'attendait pas à voir Dagobert bouger encore si vivement. Il donnait tout ce qu'il avait et évitait de justesse les coups, sentant leur force dévastatrice souffler près de lui comme des ouragans. Il se savait rapide, et tenta donc dès qu'il le put de s'échapper en courant. Mais sans qu'il puisse le voir, son adversaire se retrouva devant lui, l'arme à la main. Le jeune prince tomba à genou, ne sentant plus assez de forces en lui pour bouger.
Le lieutenant de Brunulf leva son arme. La promesse qu'il avait faite à sa mère lui revint en mémoire. Il ne pouvait mourir si piteusement. S'il devait mourir, se serait debout, en se battant, ou d'épuisement après la bataille, mais pas ainsi, simplement exécuté par son ennemi. Et dans cette nouvelle résolution, il trouvera des ressources encore inexploitées. Une nouvelle fois, son sang se réveilla. Son cœur s'emballa, envoyant dans son corps entier une énergie indomptable. Ses muscles vibrèrent en recevant cette pitance, et sa peau reprit la couleur bleu alors que ses veines se dilataient. Et une nouvelle fois, sa conscience s'échappa de son corps pour englober le monde. Il n'était plus lui, il était la totalité. La totalité n'était plus, car il l'avait emprisonné en lui.
Il put voir la goutte de sueur qui perlait sur le front de son ennemi, la raideur de ses muscles fatigués par un effort inhabituel, la soif de sang dans ses yeux, et les vibrations de l'air à proximité de la hache de pierre. Il mit toute la force qu'il avait dans ses jambes et se propulsa en avant, vers son ennemi. Il leva son épée. Ce la suffit.
Ne s'attendant pas à un tel mouvement, l'homme ne put réagir. La lame s'enfonça jusqu'à la garde dans sa chair. Et le prince, sa proie, s'éloigna, avant de tomber d'épuisement un peu plus loin. L'homme sentit ses genoux défaillir. malgré sa volonté, il ne pouvait plus tenir debout. Petit à petit, il sentit le froid l'envahir. Il tenta de s'approcher de son ennemi en rampant pour lui asséner le coup final, mais son corps était trop lourd. Et froid. Très froid. Gelé. Il avait mal. Il le savait. Dans cet état, il ne pouvait que souffrir énormément. Mais la douleur s'envolait, laissant place à un calme absolu. Un calme effrayant. Le Néant. Il tendit devant lui sa main, tentant désespérément de se raccrocher aux derniers brins de vie qui lui restait, mais il se sentit emporter. Et avant de mourir, il ne put que prononcer, faiblement, crachant par là-même son sang :
- Maître,... j'ai échoué.
9 décembre 2008
La hache de pierre
Mais un homme, aux habits sombres, s'avança, et s'interposa entre lui et les autres attaquants.
- Ce n'était pas prévu. Je vais devoir m'y mettre.
- Oh, s'exclama Dagobert surpris. Il n'y avait donc pas que des hommes de paille. N'est-ce pas, Clodomir, 1er lieutenant de Brunulf ?
- Dois-je me sentir flatté du fait que tu te souviennes de mon nom ?
- Si j'ai ton corps, mon père sera obligé de mettre un terme aux agissements de ton maître.
- Ton sang royal te rendait gênant! C'est tout. mais si tu maîtrises le sang bleu, il ne fait aucun doute que tu deviendras un des principaux obstacles sur la route du trône. Je vais donc déblayer le passage devant mon seigneur. Vous, dit-il sans détourner le regard de Dagobert, dans votre rapport, dites 'Dagobert a le sang bleu'! Cela devrait suffire à vous garder en vie.
Les hommes se retournèrent pour s'enfuir. Mais Dagobert ne l'entendait pas de cette oreille et se précipita pour les bloquer, réclamant une nouvelle fois l'incroyable puissance que lui conférait son sang. Sa vitesse fut sidérante. Mais malgré tout, au moment au il passa au côté du lieutenant, il sentit un force incroyable le percuter.
Il fut soulever en l'air et projeter vers le mur derrière. Mais il put sans problème se rétablir dans les airs et atterrir sur ses deux jambes. Il regarda pour comprendre ce qu'il s'était passé, et il remarqua la hache que tenait son ennemi. Une hache faite en pierre uniquement, en granite. Lors remarqua la lueur d'étonnement qui s'alluma dans les yeux du jeune prince.
- C'est mon arme qui te semble étrange! C'est normal, elle est magique! Et elle me permet d'obtenir une force suffisante pour vaincre ton sang bleu!
Dagobert serra fort la poignée de son arme et s'élança sur l'ennemi. Il lança un coup extrêmement puissant et rapide, mais l'autre réussit à interposer de justesse sa hache. Et une nouvelle fois, Dagobert fut rejeté en arrière. Il se releva rapidement, mais remarqua la fatigue qui le subjuguait petit à petit. Il avait utilisé sans s'arrêter pendant presque cinq minute son pouvoir, et les effets commençaient à se faire ressentir.
- Alors petit, tu as le souffle court, rigola l'autre, souriant de toutes ses dents.
- Ce n'était pas prévu. Je vais devoir m'y mettre.
- Oh, s'exclama Dagobert surpris. Il n'y avait donc pas que des hommes de paille. N'est-ce pas, Clodomir, 1er lieutenant de Brunulf ?
- Dois-je me sentir flatté du fait que tu te souviennes de mon nom ?
- Si j'ai ton corps, mon père sera obligé de mettre un terme aux agissements de ton maître.
- Ton sang royal te rendait gênant! C'est tout. mais si tu maîtrises le sang bleu, il ne fait aucun doute que tu deviendras un des principaux obstacles sur la route du trône. Je vais donc déblayer le passage devant mon seigneur. Vous, dit-il sans détourner le regard de Dagobert, dans votre rapport, dites 'Dagobert a le sang bleu'! Cela devrait suffire à vous garder en vie.
Les hommes se retournèrent pour s'enfuir. Mais Dagobert ne l'entendait pas de cette oreille et se précipita pour les bloquer, réclamant une nouvelle fois l'incroyable puissance que lui conférait son sang. Sa vitesse fut sidérante. Mais malgré tout, au moment au il passa au côté du lieutenant, il sentit un force incroyable le percuter.
Il fut soulever en l'air et projeter vers le mur derrière. Mais il put sans problème se rétablir dans les airs et atterrir sur ses deux jambes. Il regarda pour comprendre ce qu'il s'était passé, et il remarqua la hache que tenait son ennemi. Une hache faite en pierre uniquement, en granite. Lors remarqua la lueur d'étonnement qui s'alluma dans les yeux du jeune prince.
- C'est mon arme qui te semble étrange! C'est normal, elle est magique! Et elle me permet d'obtenir une force suffisante pour vaincre ton sang bleu!
Dagobert serra fort la poignée de son arme et s'élança sur l'ennemi. Il lança un coup extrêmement puissant et rapide, mais l'autre réussit à interposer de justesse sa hache. Et une nouvelle fois, Dagobert fut rejeté en arrière. Il se releva rapidement, mais remarqua la fatigue qui le subjuguait petit à petit. Il avait utilisé sans s'arrêter pendant presque cinq minute son pouvoir, et les effets commençaient à se faire ressentir.
- Alors petit, tu as le souffle court, rigola l'autre, souriant de toutes ses dents.
8 décembre 2008
Embuscade
-C'était une magnifique cérémonie, non?
- Oui, splendide, dit Dagobert en passant sa main dans les cheveux de son petit frère.
- Demain... tu?
- Oui, ne t'inquiète pas! Je te l'ai promis, et Père nous a donné son autorisation.
- Super, s'exclama Caribert joyeux.
- Mais si tu te sens mal, il ne faudra pas hésiter à le dire. Tu le sais?
- Oui oui!
- Maintenant dors! Ton corps est faible, alors si tu n'es pas assez reposé, il ne supportera pas notre voyage demain.
Sur ces paroles, Dagobert se retourna et sortit de la pièce. Lui aussi irait dormir. Mais il avait des choses à faire avant. Il sortit par conséquent du château, ne prenant pas la peine de dissimuler son identité. Il salua la garde en faction, et se dirigea aléatoirement dans la ville. Comme il s'y attendait, dès que la rue fut sombre et déserte, plusieurs hommes sortirent de l'ombre. Des hommes de Brunulf, trop sûrs d'eux pour cacher leur blason. Un crime dans la ville basse. Quelques pauvres brigands innocents se feraient exécuter pour le meurtre de l'héritier, mais Brunulf n'aurait plus à craindre cet enfant gênant.
Les sourires malsains des quelques soldats lui dirent sans doute aucun qu'il avait deviné juste. Cette embuscade était préparée depuis longtemps, et ces hommes ne ressentait aucune crainte de punition, sûr de la protection que leur fournirait leur maître. Mais il y avait une erreur dans ce plan. Dagobert n'allait pas se laisser tuer sans rien faire.
Un premier homme se lança sur lui. Son épée sortit du fourreau et frappa la main du soldat, qui tomba à terre en gémissant sur son poignet cisaillé. Et les autres se jetèrent d'un seul ensemble sur leur cible. Dagobert dévia avec difficulté plusieurs coups menaçants de sa lame. Puis il attaqua à son tour. Les dégâts qu'il infligea furent léger, mais suffirent à refroidir l'ardeur de ses ennemis.
C'est à ce moment, surement projeté par la lanterne d'un passant d'une rue adjacente, qu'il aperçut à ses pieds une ombre. Il se retourna d'un bond pour voir une immense masse descendre en direction de sa tête. Aucune peur ne s'insinua en son être. Comme il avait petit à petit appris à le faire durant ces trois années, il accéléra sa pulsion cardiaque. Sur ton son corps, ses veines s'épaissirent jusqu'à former un labyrinthe complexe sur son corps. Il prit conscience de tout ce qui l'entourait dans les moindres détails. La vivacité d'une flamme, le battement nocturne des ailes d'un papillons, les grincements des maisons environnantes, la respiration régulière des hommes assoupis et celle saccadé de ses attaquants. Et la masse. Si lente. Si fragile. Il leva son poing qui percuta l'arme. Un craquement assourdissant retentit dans la nuit. La force dégagé fut telle que l'homme fut soulevé dans les airs avec son arme, les deux bras brisé. De la masse, il ne restait plus que le manche. Dagobert se retourna vers les autres :
- Je ne peux pas vous laisser vous échapper!
- Oui, splendide, dit Dagobert en passant sa main dans les cheveux de son petit frère.
- Demain... tu?
- Oui, ne t'inquiète pas! Je te l'ai promis, et Père nous a donné son autorisation.
- Super, s'exclama Caribert joyeux.
- Mais si tu te sens mal, il ne faudra pas hésiter à le dire. Tu le sais?
- Oui oui!
- Maintenant dors! Ton corps est faible, alors si tu n'es pas assez reposé, il ne supportera pas notre voyage demain.
Sur ces paroles, Dagobert se retourna et sortit de la pièce. Lui aussi irait dormir. Mais il avait des choses à faire avant. Il sortit par conséquent du château, ne prenant pas la peine de dissimuler son identité. Il salua la garde en faction, et se dirigea aléatoirement dans la ville. Comme il s'y attendait, dès que la rue fut sombre et déserte, plusieurs hommes sortirent de l'ombre. Des hommes de Brunulf, trop sûrs d'eux pour cacher leur blason. Un crime dans la ville basse. Quelques pauvres brigands innocents se feraient exécuter pour le meurtre de l'héritier, mais Brunulf n'aurait plus à craindre cet enfant gênant.
Les sourires malsains des quelques soldats lui dirent sans doute aucun qu'il avait deviné juste. Cette embuscade était préparée depuis longtemps, et ces hommes ne ressentait aucune crainte de punition, sûr de la protection que leur fournirait leur maître. Mais il y avait une erreur dans ce plan. Dagobert n'allait pas se laisser tuer sans rien faire.
Un premier homme se lança sur lui. Son épée sortit du fourreau et frappa la main du soldat, qui tomba à terre en gémissant sur son poignet cisaillé. Et les autres se jetèrent d'un seul ensemble sur leur cible. Dagobert dévia avec difficulté plusieurs coups menaçants de sa lame. Puis il attaqua à son tour. Les dégâts qu'il infligea furent léger, mais suffirent à refroidir l'ardeur de ses ennemis.
C'est à ce moment, surement projeté par la lanterne d'un passant d'une rue adjacente, qu'il aperçut à ses pieds une ombre. Il se retourna d'un bond pour voir une immense masse descendre en direction de sa tête. Aucune peur ne s'insinua en son être. Comme il avait petit à petit appris à le faire durant ces trois années, il accéléra sa pulsion cardiaque. Sur ton son corps, ses veines s'épaissirent jusqu'à former un labyrinthe complexe sur son corps. Il prit conscience de tout ce qui l'entourait dans les moindres détails. La vivacité d'une flamme, le battement nocturne des ailes d'un papillons, les grincements des maisons environnantes, la respiration régulière des hommes assoupis et celle saccadé de ses attaquants. Et la masse. Si lente. Si fragile. Il leva son poing qui percuta l'arme. Un craquement assourdissant retentit dans la nuit. La force dégagé fut telle que l'homme fut soulevé dans les airs avec son arme, les deux bras brisé. De la masse, il ne restait plus que le manche. Dagobert se retourna vers les autres :
- Je ne peux pas vous laisser vous échapper!
7 décembre 2008
Couronnement
- Prince! Que faites-vous ? Vous ne devriez pas être ici!
Dagobert retourna au serviteur un regard chargé de colère. Celui-ci tituba de surprise et recula de quelques mètres. Le prince franc prit une longue inspiration et tenta de se clamer. En effet, ce pauvre bougre n'avait rien à voir avec les derniers évènements. Il ne faisait qu'exécuter les ordres.
- Je reste ici encore un moment. Ne vous inquiétez pas, je serais à l'heure pour la cérémonie.
- Oui! Le couronnement de Sychilde, première concubine est un évènement important pour...
- Tais-toi!
- Que... Mais... Mon seigneur...
- Peu importe combien vous attendez cela, il est honteux d'en parler devant le tombeau de ma mère.
- Je...
- Pars! Sinon, je risque de ne plus me retenir!
Le serviteur s'inclina rapidement et disparut du mausolée royal.
- Brunulf! Sychilde! Vous ne vous en tirerez pas comme ça, dit-il avec hargne.
Dagobert se souvenait encore de la dernière fois qu'il avait vu sa mère. Quand elle l'avait prévenu que ces deux-là tentaient d'atteindre et de conquérir le trône. Quand elle l'avait conjuré de ne jamais se laisser manipuler par ces conspirateurs et de protéger son demi-frère. Il resserra rageusement son poing sur une pierre qu'il avait ramassé. Sur sa main, ses veines se gonflèrent et formèrent des stries bleutées. Puis il se releva et tendit sa main au dessus du tombeau où reposait la défunte reine. Il ouvrit son poing et une fine poussière s'envola.
- Je le ferais, mère! Je ne laisserais pas ces deux voler le trône des francs!
L'image de sa mère revint une nouvelle fois à sa mémoire. Si vivante. Le guérisseur avait parlé d'une maladie fulgurante. Mais Dagobert n'avait été dupe. Il avait remarqué le regard terrorisé de l'homme se poser sur Brunulf. La reine avait été empoisonnée. Parce qu'elle était une obstacle sur le chemin du pouvoir. Mais il ne pouvait rien dire. Son père été le roi. Et même s'il était aveugle et se faisait manipuler, ses décisions restaient lois.
- Grand-frère. Viens! Il est l'heure.
Dagobert se retourna et capta le regard de Caribert. Il devait le protéger. Contre son oncle et sa mère. Deux monstres qui n'hésiteraient pas à l'utiliser pour leurs ambitions. Mais il ne pouvait rien lui dire. Juste agir, sans se faire remarquer. Il se leva et reprit contenance.
- Bien! Allons saluer notre nouvelle souveraine, dit-il, bien que ces mots lui blessent les entrailles.
Dagobert retourna au serviteur un regard chargé de colère. Celui-ci tituba de surprise et recula de quelques mètres. Le prince franc prit une longue inspiration et tenta de se clamer. En effet, ce pauvre bougre n'avait rien à voir avec les derniers évènements. Il ne faisait qu'exécuter les ordres.
- Je reste ici encore un moment. Ne vous inquiétez pas, je serais à l'heure pour la cérémonie.
- Oui! Le couronnement de Sychilde, première concubine est un évènement important pour...
- Tais-toi!
- Que... Mais... Mon seigneur...
- Peu importe combien vous attendez cela, il est honteux d'en parler devant le tombeau de ma mère.
- Je...
- Pars! Sinon, je risque de ne plus me retenir!
Le serviteur s'inclina rapidement et disparut du mausolée royal.
- Brunulf! Sychilde! Vous ne vous en tirerez pas comme ça, dit-il avec hargne.
Dagobert se souvenait encore de la dernière fois qu'il avait vu sa mère. Quand elle l'avait prévenu que ces deux-là tentaient d'atteindre et de conquérir le trône. Quand elle l'avait conjuré de ne jamais se laisser manipuler par ces conspirateurs et de protéger son demi-frère. Il resserra rageusement son poing sur une pierre qu'il avait ramassé. Sur sa main, ses veines se gonflèrent et formèrent des stries bleutées. Puis il se releva et tendit sa main au dessus du tombeau où reposait la défunte reine. Il ouvrit son poing et une fine poussière s'envola.
- Je le ferais, mère! Je ne laisserais pas ces deux voler le trône des francs!
L'image de sa mère revint une nouvelle fois à sa mémoire. Si vivante. Le guérisseur avait parlé d'une maladie fulgurante. Mais Dagobert n'avait été dupe. Il avait remarqué le regard terrorisé de l'homme se poser sur Brunulf. La reine avait été empoisonnée. Parce qu'elle était une obstacle sur le chemin du pouvoir. Mais il ne pouvait rien dire. Son père été le roi. Et même s'il était aveugle et se faisait manipuler, ses décisions restaient lois.
- Grand-frère. Viens! Il est l'heure.
Dagobert se retourna et capta le regard de Caribert. Il devait le protéger. Contre son oncle et sa mère. Deux monstres qui n'hésiteraient pas à l'utiliser pour leurs ambitions. Mais il ne pouvait rien lui dire. Juste agir, sans se faire remarquer. Il se leva et reprit contenance.
- Bien! Allons saluer notre nouvelle souveraine, dit-il, bien que ces mots lui blessent les entrailles.
6 décembre 2008
Evasion
- Cinq gardes!
- Alors pourquoi on se cache ?
- Idiote, si un seul peut sonner l'alarme, on risque d'avoir du mal à nous enfuir!
- Peut-être, mais alors pourquoi se cacher ici ? Un recoin sombre aurait fait l'affaire.
- C'est ...
- ... pour t'amuser, termina Lenlen à sa place, continuant à chuchoter. Je savais que je n'aurais pas du t'obéir quand tu disais 'suis-moi'!
- Ma cachette est bonne de toute façon. Tu vois bien qu'aucun des gardes ne pense à regarder au plafond!
Ils étaient tous les deux en train d'avancer prudemment, et sans autre bruit que leurs murmures, s'agrippant entre les poutres épaisses qui soutenaient l'imposant bâtiment. Ils s'étaient échappés sans aucun problème de la prison, et traversaient maintenant le palais grouillant de gardes. Arrivés au bout de la salle, ils se laissèrent tomber sans bruit sur le sol, et sortirent discrètement. Et c'est à ce moment qu'un cri :
- Évasion! La fille a disparu!
Les deux n'eurent pas besoin de se regarder pour réagir en harmonie. Abandonnant toute prudence, ils s'élancèrent à toute vitesse à travers la cours, évitant aisément les quelques soldats stupéfaits. Ils escaladèrent, sans même sembler ralentir, le haut mur de protection, et se retrouvèrent en un instant hors du palais. Ils disparurent parmi la foule et trouvèrent rapidement une coin sombre, dans lequel ils seraient en sécurité. Lenlen avaient perdu toute notion du temps dans les cachots, et elle remarqua pour la première fois l'heure tardive : déjà les ombres s'étiraient, annonçant l'arrivée des ténèbres nocturnes. Et en même temps, elle sentit la fatigue qu'elle avait jusque-là dédaignée. Elle s'assoupit.
Quand elle se réveilla, son frère était à ses côtés, et des bruits de fouille raisonnaient dans la ville endormie.
- Écoute-moi, lui dit-il sans lui laisser le temps de réagir. Ils savent que nous n'avons pas pu quitter la ville. Peut-être que certains des nôtres étaient en sentinelle. Maintenant, il te recherche. Ils n'ont pas l'air de savoir que nous sommes deux! Je vais leur offrir une piste. Ne t'inquiète pas, ils ne m'attraperont pas! Je sais où aller. Toi, tu devras rester ici jusqu'à l'aube. Après, rejoins le camp rebelle et donne cette lettre à Li Yuan, dit-il en lui donnant un morceau de parchemin.
- Mais..., voulut-elle protester!
- Non, lui dit-il en lui mettant la main sur la bouche. Pour une fois, juste pour une fois, je te demanderai de suivre mes ordres sans t'y opposer! D'accord?
Elle eut à peine le temps d'hocher la tête silencieusement que déjà il disparraissait, des cris témoignant que l'on s'était lancé à sa poursuite.
- Alors pourquoi on se cache ?
- Idiote, si un seul peut sonner l'alarme, on risque d'avoir du mal à nous enfuir!
- Peut-être, mais alors pourquoi se cacher ici ? Un recoin sombre aurait fait l'affaire.
- C'est ...
- ... pour t'amuser, termina Lenlen à sa place, continuant à chuchoter. Je savais que je n'aurais pas du t'obéir quand tu disais 'suis-moi'!
- Ma cachette est bonne de toute façon. Tu vois bien qu'aucun des gardes ne pense à regarder au plafond!
Ils étaient tous les deux en train d'avancer prudemment, et sans autre bruit que leurs murmures, s'agrippant entre les poutres épaisses qui soutenaient l'imposant bâtiment. Ils s'étaient échappés sans aucun problème de la prison, et traversaient maintenant le palais grouillant de gardes. Arrivés au bout de la salle, ils se laissèrent tomber sans bruit sur le sol, et sortirent discrètement. Et c'est à ce moment qu'un cri :
- Évasion! La fille a disparu!
Les deux n'eurent pas besoin de se regarder pour réagir en harmonie. Abandonnant toute prudence, ils s'élancèrent à toute vitesse à travers la cours, évitant aisément les quelques soldats stupéfaits. Ils escaladèrent, sans même sembler ralentir, le haut mur de protection, et se retrouvèrent en un instant hors du palais. Ils disparurent parmi la foule et trouvèrent rapidement une coin sombre, dans lequel ils seraient en sécurité. Lenlen avaient perdu toute notion du temps dans les cachots, et elle remarqua pour la première fois l'heure tardive : déjà les ombres s'étiraient, annonçant l'arrivée des ténèbres nocturnes. Et en même temps, elle sentit la fatigue qu'elle avait jusque-là dédaignée. Elle s'assoupit.
Quand elle se réveilla, son frère était à ses côtés, et des bruits de fouille raisonnaient dans la ville endormie.
- Écoute-moi, lui dit-il sans lui laisser le temps de réagir. Ils savent que nous n'avons pas pu quitter la ville. Peut-être que certains des nôtres étaient en sentinelle. Maintenant, il te recherche. Ils n'ont pas l'air de savoir que nous sommes deux! Je vais leur offrir une piste. Ne t'inquiète pas, ils ne m'attraperont pas! Je sais où aller. Toi, tu devras rester ici jusqu'à l'aube. Après, rejoins le camp rebelle et donne cette lettre à Li Yuan, dit-il en lui donnant un morceau de parchemin.
- Mais..., voulut-elle protester!
- Non, lui dit-il en lui mettant la main sur la bouche. Pour une fois, juste pour une fois, je te demanderai de suivre mes ordres sans t'y opposer! D'accord?
Elle eut à peine le temps d'hocher la tête silencieusement que déjà il disparraissait, des cris témoignant que l'on s'était lancé à sa poursuite.
5 décembre 2008
Prisonnière
Obscurité. Ténèbres. Disparaissant dans les profondeurs de leur être, les prisonniers gémissaient plaintivement, souffrant de leur solitude, face à eux-mêmes. Mais cela ne suffisait pas. Une ombre n'avait pas peur des ténèbres, elle y disparaissait, s'y mêlait, pour en ressortir plus forte. Et surtout, malgré l'imminence d'une sentence qui ne tarderait plus à arriver, Lenlen, pour la première fois depuis de nombreuses années, était en paix avec elle-même. Elle avait fait ce qu'elle avait à faire, et quelque soit sa punition, elle savait qu'elle ne renierait pas son geste.
Sachant que dans ses ténèbres presque absolues, ses yeux ne seraient qu'un handicap, elle les ferma et se concentra sur ses autres sens. Petit à petit, une image prit forme dans sa tête. Les cris et plaintes des autres prisonniers la renseignait sur la disposition des cellules. Il y avait plus de dix hommes par cellules. Elle était seule dans la sienne. Trop dangereuse. On l'avait d'abord mis dans une cellule parmi de dangereux criminels, qui avaient été enchantés au-delà du raisonnable par une présence féminine. Ils avaient rapidement déchanté, Et avait hurlé au désespoir, suppliant de les éloigner d'elle. Personne n'avait répondu. Alors, préférant le calme, elle s'était glissé entre les barres de fer de la cellule et s'était dirigé dans une vide. Il avait tout de même fallu quelques instants pour que sa disparition soit remarquée, et que les cris cessent. Depuis, elle avait soit attendu, soit elle s'était concentré pour créer une image mentale de la prison.
Un grincement. Un rayon de lumière. Quelqu'un venait. Mais tout de suite, l'obscurité. Et le silence. Celui qui venait ne devrait pas être là. Et c'était un membre du clan. Aucun doute, elle l'aurait remarqué sinon. L'homme s'approcha de la cellule dans laquelle elle aurait du se trouver et murmura doucement:
-Lenlen.
Elle se glissa derrière lui et lui glissa à l'oreille:
- Qu'y a-t-il, grand frère ?
- Nous partons.
- Qu...?
- L'empereur réclame ta mort! Tu dois fuir.
- Mais...
- Ne meurt pas sans rien faire! Si tu as renié ton devoir envers l'empereur, tu n'en restes pas moins un membre du Xuan Wu! Cela signifie qu'il existe quelqu'un que tu dois protéger, d'une manière ou d'une autre!
- Mais et toi ?
- Pour t'avertir, j'ai également trahi. Partons ensemble jusqu'au campement rebelle. Après, nos routes se séparerons.
-Bien.
- Alors allons-y.
Sachant que dans ses ténèbres presque absolues, ses yeux ne seraient qu'un handicap, elle les ferma et se concentra sur ses autres sens. Petit à petit, une image prit forme dans sa tête. Les cris et plaintes des autres prisonniers la renseignait sur la disposition des cellules. Il y avait plus de dix hommes par cellules. Elle était seule dans la sienne. Trop dangereuse. On l'avait d'abord mis dans une cellule parmi de dangereux criminels, qui avaient été enchantés au-delà du raisonnable par une présence féminine. Ils avaient rapidement déchanté, Et avait hurlé au désespoir, suppliant de les éloigner d'elle. Personne n'avait répondu. Alors, préférant le calme, elle s'était glissé entre les barres de fer de la cellule et s'était dirigé dans une vide. Il avait tout de même fallu quelques instants pour que sa disparition soit remarquée, et que les cris cessent. Depuis, elle avait soit attendu, soit elle s'était concentré pour créer une image mentale de la prison.
Un grincement. Un rayon de lumière. Quelqu'un venait. Mais tout de suite, l'obscurité. Et le silence. Celui qui venait ne devrait pas être là. Et c'était un membre du clan. Aucun doute, elle l'aurait remarqué sinon. L'homme s'approcha de la cellule dans laquelle elle aurait du se trouver et murmura doucement:
-Lenlen.
Elle se glissa derrière lui et lui glissa à l'oreille:
- Qu'y a-t-il, grand frère ?
- Nous partons.
- Qu...?
- L'empereur réclame ta mort! Tu dois fuir.
- Mais...
- Ne meurt pas sans rien faire! Si tu as renié ton devoir envers l'empereur, tu n'en restes pas moins un membre du Xuan Wu! Cela signifie qu'il existe quelqu'un que tu dois protéger, d'une manière ou d'une autre!
- Mais et toi ?
- Pour t'avertir, j'ai également trahi. Partons ensemble jusqu'au campement rebelle. Après, nos routes se séparerons.
-Bien.
- Alors allons-y.
4 décembre 2008
L'éveil du Xuan Wu
Et le barrage, forgé par le devoir constant auquel elle avait été soumise depuis son enfance, se brisa. Et la vague de sa colère déferla dans ses membres. Son sang se mit à bouillir et elle agit sans en avoir forcément conscience, sans la retenue qui aurait pu excuser son geste. Enfin, si celui-ci avait été visible. Car pour tous, elle ne bougea pas. Elle resta assise, à côté du général Li Yuan, alors que le sang du Xuan Wu à la carapace sombre s'éveillait.
Deux soldats, plus rapides que les autres, avait réagis presque avant l'ordre de leur chef. Il le connaissait et s'attendaient sûrement à cette demande. Ils le regrettèrent. Enfin, ils auraient pu s'ils avaient pu percevoir le mouvement, ou du moins rester conscient assez longtemps pour ressentir la douleur. Mais au moment leurs lames allaient toucher le corps du général, resté stoïque malgré la situation, leurs corps avaient semblé se soulever dans les airs, avant de retomber quelques mètres plus loin.
Ce que personne ne vit, c'est qu'à une vitesse incroyable, Lenlen s'était levé, et que son pied avait frappé deux fois, un coup pour un soldat, avant qu'elle ne se rassoit. Imperceptible. Invisible. Parfait.
Feng sortit à ce moment-là, suivi rapidement par son compagnon. Il se dirigèrent avec empressement vers leur maître.
- Pourquoi ne fait-elle rien, pesta Feng ?
- Tu te trompes, murmura l'autre. En ce moment, personne ne peut toucher ne serait-ce qu'un cheveu du général Li-Yuan.
- Quoi ?
- Cela fait longtemps que ce n'était pas arrivé, mais le bouclier du Xuan Wu brille au dessus de sa tête.
- Qu'est-ce...
Alors qu'ils commencèrent à se frayer un passage dans la masse de gardes, L'homme du Zhu Que répondit :
- Certaines techniques ne sont maîtrisables que par les membres les plus doués de nos clans, et sous certaines circonstances! La Carapace du Guerrier Noir en fait partie. Seul un des membres du Bai Hu les plus doué aurait une chance de percer cette défense, et encore...
Réfléchissant aux paroles de son camarade, Feng continua à se battre, étalant impitoyablement quiconque osait lui faire face. Les poings de son camarade volaient dans les airs et touchaient à chaque coup une faiblesse de l'ennemi. Et là, il remarqua. Malgré l'amoncellement de corps du à la bataille, rien ne s'approchait à plus d'un mètre de Li Yuan. Il n'eut cependant pas le temps de s'extasier car il remarqua l'arrivée des membres du clan des ombres. Il voulut s'approcher, mais son ami lui attrapa le bras et l'arrêta.
- Elle est en transe. tant qu'elle sera dans cet état, elle attaquera sans distinction ceux qui s'approchent, lui murmura-t-il.
- Que ...?
- Lenlen, reprit-il sans laisser le temps à Feng de poser sa question. Li Yuan est sauf maintenant. Relâche ta garde et laisse nous le ramener au camp.
Elle sembla s'éveiller, se rappelant les évènements dans un voile brumeux. Elle se rétablit cependant rapidement et confia son protégé aux deux hommes qui s'enfuirent. Les ombres s'arrêtèrent en comprenant la situation. Puisque personne n'avait attenté à la vie de l'empereur, ils ne voulaient pas se fatiguer pour un homme qui tentait de revenir sur sa parole. Et à ce moment, le cri retentit. Un cri de rage qui les poussa tous à se retourner.
- Tu ne partiras pas vivant, hurla rageusement l'empereur.
Il se leva et attrapa une lance qui gisait à ses pieds. En un instant, il arma son geste. Puis, pourfendant le ciel, l'arme bien équilibrée se précipita droit sur Li Yuan. Personne n'eut le temps de réagir. Personne sauf Lenlen. Réagissant par réflexe, elle frappa. La lance dévia de sa trajectoire, et n'atteignit pas sa cible.
Mais cette fois, la colère n'avait pas pris le pas sur son esprit, et bien que très rapide, son geste avait été visible. Ou du moins perceptible. Mais Lenlen ne se soucia pas du regard brûlant de l'empereur mais se tourna vers les fuyards. Feng lui sourit, et elle comprit tout ce qu'il voulait dire. Ses excuses, et ses remerciements, profonds, sincères. L'homme mystérieux du Zhu Que, toujours drapé de ses toiles rouges, lui adresse un signe de tête, lui accordant son respect, et elle put lire dans les yeux de Li Yuan ses remerciements, juste avant que tous trois ne se retournent et ne s'en aillent définitivement, vers le camp des rebelles.
Deux soldats, plus rapides que les autres, avait réagis presque avant l'ordre de leur chef. Il le connaissait et s'attendaient sûrement à cette demande. Ils le regrettèrent. Enfin, ils auraient pu s'ils avaient pu percevoir le mouvement, ou du moins rester conscient assez longtemps pour ressentir la douleur. Mais au moment leurs lames allaient toucher le corps du général, resté stoïque malgré la situation, leurs corps avaient semblé se soulever dans les airs, avant de retomber quelques mètres plus loin.
Ce que personne ne vit, c'est qu'à une vitesse incroyable, Lenlen s'était levé, et que son pied avait frappé deux fois, un coup pour un soldat, avant qu'elle ne se rassoit. Imperceptible. Invisible. Parfait.
Feng sortit à ce moment-là, suivi rapidement par son compagnon. Il se dirigèrent avec empressement vers leur maître.
- Pourquoi ne fait-elle rien, pesta Feng ?
- Tu te trompes, murmura l'autre. En ce moment, personne ne peut toucher ne serait-ce qu'un cheveu du général Li-Yuan.
- Quoi ?
- Cela fait longtemps que ce n'était pas arrivé, mais le bouclier du Xuan Wu brille au dessus de sa tête.
- Qu'est-ce...
Alors qu'ils commencèrent à se frayer un passage dans la masse de gardes, L'homme du Zhu Que répondit :
- Certaines techniques ne sont maîtrisables que par les membres les plus doués de nos clans, et sous certaines circonstances! La Carapace du Guerrier Noir en fait partie. Seul un des membres du Bai Hu les plus doué aurait une chance de percer cette défense, et encore...
Réfléchissant aux paroles de son camarade, Feng continua à se battre, étalant impitoyablement quiconque osait lui faire face. Les poings de son camarade volaient dans les airs et touchaient à chaque coup une faiblesse de l'ennemi. Et là, il remarqua. Malgré l'amoncellement de corps du à la bataille, rien ne s'approchait à plus d'un mètre de Li Yuan. Il n'eut cependant pas le temps de s'extasier car il remarqua l'arrivée des membres du clan des ombres. Il voulut s'approcher, mais son ami lui attrapa le bras et l'arrêta.
- Elle est en transe. tant qu'elle sera dans cet état, elle attaquera sans distinction ceux qui s'approchent, lui murmura-t-il.
- Que ...?
- Lenlen, reprit-il sans laisser le temps à Feng de poser sa question. Li Yuan est sauf maintenant. Relâche ta garde et laisse nous le ramener au camp.
Elle sembla s'éveiller, se rappelant les évènements dans un voile brumeux. Elle se rétablit cependant rapidement et confia son protégé aux deux hommes qui s'enfuirent. Les ombres s'arrêtèrent en comprenant la situation. Puisque personne n'avait attenté à la vie de l'empereur, ils ne voulaient pas se fatiguer pour un homme qui tentait de revenir sur sa parole. Et à ce moment, le cri retentit. Un cri de rage qui les poussa tous à se retourner.
- Tu ne partiras pas vivant, hurla rageusement l'empereur.
Il se leva et attrapa une lance qui gisait à ses pieds. En un instant, il arma son geste. Puis, pourfendant le ciel, l'arme bien équilibrée se précipita droit sur Li Yuan. Personne n'eut le temps de réagir. Personne sauf Lenlen. Réagissant par réflexe, elle frappa. La lance dévia de sa trajectoire, et n'atteignit pas sa cible.
Mais cette fois, la colère n'avait pas pris le pas sur son esprit, et bien que très rapide, son geste avait été visible. Ou du moins perceptible. Mais Lenlen ne se soucia pas du regard brûlant de l'empereur mais se tourna vers les fuyards. Feng lui sourit, et elle comprit tout ce qu'il voulait dire. Ses excuses, et ses remerciements, profonds, sincères. L'homme mystérieux du Zhu Que, toujours drapé de ses toiles rouges, lui adresse un signe de tête, lui accordant son respect, et elle put lire dans les yeux de Li Yuan ses remerciements, juste avant que tous trois ne se retournent et ne s'en aillent définitivement, vers le camp des rebelles.
2 décembre 2008
Félonie
Li Yuan eut beau tenter tout ce qu'il pouvait pour convaincre son locuteur, tous ses arguments et toute sa passion se heurtaient à un mur froid d'indifférence et d'orgueil. Inconscient de ses devoirs, seul son propre titre intéressait le tyran. Et après s'être épuisé pour trouver une faille dans ce cœur gelé, le général Li Yuan, un des deux seuls survivant du clan des sages, du s'avouer vaincu. Il s'inclina humblement et avoua sa défaite.
- Je comprends que je ne peux vous convaincre, seigneur, dit-il, conservant malgré tout cette marque de respect. Nos négociations finissent maintenant. Je vais rejoindre les troupes rebelles. J'espère que vous ne regretterez pas votre décision hâtive.
- Ne t'inquiète pas, je ne risque pas de la regretter!
- Nous nous reverrons sur le champ de bataille.
- Je ne pense pas, répondit simplement l'empereur.
- Que...
- Tu vas mourir ici même Li Yuan. Et après cela je tuerais ton fils et annihilerais définitivement le clan des sages.
- Vous..., murmura Li Yuan, le visage blême.
- Maître, s'inclina Lenlen. Vous avez promis de le laisser partir...
- Je sais ce que j'ai promis, dit-il avec colère.
Comprenant qu'elle n'arriverait à rien ainsi, et se rappelant la façon dont son frère avait toujours utilisé la vanité de l'empereur à leur profit, elle reprit la parole :
- Mais Maître! Ce félon mérite-t-il que vous reniez votre parole à son égard ? Lui feriez-vous un si grand honneur, comme s'il pouvait être considérer comme une menace par votre magnificence ?
Alors qu'il allait ordonner l'attaque, ces propos stoppèrent l'empereur dans son élan. Les paroles sonnaient juste, mais il ne voulait pas laisser partir le traître. Il prit le temps de réfléchir, laissant l'atmosphère se charger d'électricité, les gardes attendant les ordres, et Li Yuan sa condamnation. Lenlen sentit un poids quitter ses épaules, en réalisant que pour la première fois depuis ben longtemps, elle pouvait enfin concilier ses actes et ses convictions. Mais seul l'empereur possédait la carte maîtresse : celle du départ de la bataille.
Le maître de l'Empire du Milieu sourit et leva les yeux vers le ciel.
- Il ne faut pas s'inquiéter pour ma personne! Les cieux n'entérinent pas les promesses faites aux traîtres! Ce n'est donc pas comme si je revenais sur ma parole, car elle était ineffective depuis le début.
Un frisson parcourut l'échine de Lenlen.
- Gardes, cria soudainement le félon, tuez ce traître, je vous l'ordonne!
- Je comprends que je ne peux vous convaincre, seigneur, dit-il, conservant malgré tout cette marque de respect. Nos négociations finissent maintenant. Je vais rejoindre les troupes rebelles. J'espère que vous ne regretterez pas votre décision hâtive.
- Ne t'inquiète pas, je ne risque pas de la regretter!
- Nous nous reverrons sur le champ de bataille.
- Je ne pense pas, répondit simplement l'empereur.
- Que...
- Tu vas mourir ici même Li Yuan. Et après cela je tuerais ton fils et annihilerais définitivement le clan des sages.
- Vous..., murmura Li Yuan, le visage blême.
- Maître, s'inclina Lenlen. Vous avez promis de le laisser partir...
- Je sais ce que j'ai promis, dit-il avec colère.
Comprenant qu'elle n'arriverait à rien ainsi, et se rappelant la façon dont son frère avait toujours utilisé la vanité de l'empereur à leur profit, elle reprit la parole :
- Mais Maître! Ce félon mérite-t-il que vous reniez votre parole à son égard ? Lui feriez-vous un si grand honneur, comme s'il pouvait être considérer comme une menace par votre magnificence ?
Alors qu'il allait ordonner l'attaque, ces propos stoppèrent l'empereur dans son élan. Les paroles sonnaient juste, mais il ne voulait pas laisser partir le traître. Il prit le temps de réfléchir, laissant l'atmosphère se charger d'électricité, les gardes attendant les ordres, et Li Yuan sa condamnation. Lenlen sentit un poids quitter ses épaules, en réalisant que pour la première fois depuis ben longtemps, elle pouvait enfin concilier ses actes et ses convictions. Mais seul l'empereur possédait la carte maîtresse : celle du départ de la bataille.
Le maître de l'Empire du Milieu sourit et leva les yeux vers le ciel.
- Il ne faut pas s'inquiéter pour ma personne! Les cieux n'entérinent pas les promesses faites aux traîtres! Ce n'est donc pas comme si je revenais sur ma parole, car elle était ineffective depuis le début.
Un frisson parcourut l'échine de Lenlen.
- Gardes, cria soudainement le félon, tuez ce traître, je vous l'ordonne!
29 novembre 2008
Discussion
- Je vous en prie, seigneur. Votre peuple meurt!
Li Yuan s'inclina, sa tête touchant le sol. Il essayait désespérément de convaincre l'empereur d'abdiquer.
- Le peuple gronde! Vous n'utilisez pas votre autorité. Laissez le clan des sages diriger effectivement le pays! Nous assurerons la prospérité de l'Empire du milieu, et vous resterez au palais, jouissant de votre titre et de vos richesses.
- Pourquoi devrais-je faire cela? Le ciel m'a placé sur le trône, et je compte y rester.
- Pourquoi ne déléguer vous pas la gestion du pays, si vous n'y portez pas plus attention!
- Le pouvoir est mien! Ceux qui ne le comprennent pas sont des traîtres à leur patrie et au ciel! Pourquoi devrais-je me soucier des ignorants de province! Pour mon prestige et mon confort,la capitale doit être rendue magnifique, et si cela ce fait au détriment de la vie de quelques millions de pouilleux, ... et bien tant pis! Ils n'ont pas eu de chance, mais ils sont nés pour mourir sous mon commandement.
- Il existe des moyens de faire prospérer le pays entier sans les tuer!
- C'est ma méthode, qu'elle te plaise ou non.
- Seigneur, je vous en prie.
Li Yuan colla son visage au sol une nouvelle, et Lenlen sentit une lance de colère lui traverser la poitrine. Pourquoi devait-elle protéger cet imbécile orgueilleux plutôt que l'homme juste et honorable qui n'hésitait pas à s'humilier pour lier son devoir et ses convictions.
- Le clan des sages pourrait ...
- Il ne pourra rien, le coupa l'empereur avec un sourire malsain. Trois membres ne sont pas suffisant pour diriger un pays.
- Trois... Li Yuan manqua de s'étouffer. Trois membres! Ce n'est pas possible!
- Si... Toi, le chef des rebelles, ton fils, Li Shiming, qui t'apportes son soutien, et encore un qui survit difficilement dans nos geôles.
Un soldat s'approcha et s'inclina au pied de l'empereur. celui-ci se tourna vers lui et d'un geste plein de dédain, lui accorda la parole. L'homme releva la tête et murmura quelques mots.
- Oh, je suis navré, mais finalement, c'est plutôt deux membres! Notre prisonnier est finalement mort!
Le visage de Li Yuan se teinta de tristesse. Même s'il ne connaissait pas tout les membres du clan, ils avaient toujours été un peu sa famille. Et pour l'ambition sans limite d'un homme qui se croyait l'égal des dieux, ils étaient tous morts. Son cœur se serra, et la colère gonfla. Mais il la contint, pour mener à bien sa mission.
Lenlen, elle, bouillonnait. Elle savait que le clan des ombres avait été tenu à l'écart de cette traque à laquelle ils se seraient opposés. La destruction totale d'un des cinq clans pouvait être considérer comme blasphème, même si l'ordre provenait de l'empereur en personne. Plus la discussion avait progressé, et plus son devoir lui semblait infâme. Elle s'en voulait d'avoir obéi si longtemps aux ordres d'un tel tyran, mais ne pouvait plus rien faire pour changer les années passées. Elle repensa aux tentatives d'assassinats qu'elle et son clan avaient déjoué, et également à la révolte, trois ans plus tôt. Elle réalisa qu'à chaque fois qu'elle avait sauvé l'empereur, elle avait condamné des centaines d'innocents à la mort. Et au milieu de ses pensées tourbillonnantes, se trouvait la colère et la haine, envers les gardes, envers l'empereur, et envers elle-même.
Li Yuan s'inclina, sa tête touchant le sol. Il essayait désespérément de convaincre l'empereur d'abdiquer.
- Le peuple gronde! Vous n'utilisez pas votre autorité. Laissez le clan des sages diriger effectivement le pays! Nous assurerons la prospérité de l'Empire du milieu, et vous resterez au palais, jouissant de votre titre et de vos richesses.
- Pourquoi devrais-je faire cela? Le ciel m'a placé sur le trône, et je compte y rester.
- Pourquoi ne déléguer vous pas la gestion du pays, si vous n'y portez pas plus attention!
- Le pouvoir est mien! Ceux qui ne le comprennent pas sont des traîtres à leur patrie et au ciel! Pourquoi devrais-je me soucier des ignorants de province! Pour mon prestige et mon confort,la capitale doit être rendue magnifique, et si cela ce fait au détriment de la vie de quelques millions de pouilleux, ... et bien tant pis! Ils n'ont pas eu de chance, mais ils sont nés pour mourir sous mon commandement.
- Il existe des moyens de faire prospérer le pays entier sans les tuer!
- C'est ma méthode, qu'elle te plaise ou non.
- Seigneur, je vous en prie.
Li Yuan colla son visage au sol une nouvelle, et Lenlen sentit une lance de colère lui traverser la poitrine. Pourquoi devait-elle protéger cet imbécile orgueilleux plutôt que l'homme juste et honorable qui n'hésitait pas à s'humilier pour lier son devoir et ses convictions.
- Le clan des sages pourrait ...
- Il ne pourra rien, le coupa l'empereur avec un sourire malsain. Trois membres ne sont pas suffisant pour diriger un pays.
- Trois... Li Yuan manqua de s'étouffer. Trois membres! Ce n'est pas possible!
- Si... Toi, le chef des rebelles, ton fils, Li Shiming, qui t'apportes son soutien, et encore un qui survit difficilement dans nos geôles.
Un soldat s'approcha et s'inclina au pied de l'empereur. celui-ci se tourna vers lui et d'un geste plein de dédain, lui accorda la parole. L'homme releva la tête et murmura quelques mots.
- Oh, je suis navré, mais finalement, c'est plutôt deux membres! Notre prisonnier est finalement mort!
Le visage de Li Yuan se teinta de tristesse. Même s'il ne connaissait pas tout les membres du clan, ils avaient toujours été un peu sa famille. Et pour l'ambition sans limite d'un homme qui se croyait l'égal des dieux, ils étaient tous morts. Son cœur se serra, et la colère gonfla. Mais il la contint, pour mener à bien sa mission.
Lenlen, elle, bouillonnait. Elle savait que le clan des ombres avait été tenu à l'écart de cette traque à laquelle ils se seraient opposés. La destruction totale d'un des cinq clans pouvait être considérer comme blasphème, même si l'ordre provenait de l'empereur en personne. Plus la discussion avait progressé, et plus son devoir lui semblait infâme. Elle s'en voulait d'avoir obéi si longtemps aux ordres d'un tel tyran, mais ne pouvait plus rien faire pour changer les années passées. Elle repensa aux tentatives d'assassinats qu'elle et son clan avaient déjoué, et également à la révolte, trois ans plus tôt. Elle réalisa qu'à chaque fois qu'elle avait sauvé l'empereur, elle avait condamné des centaines d'innocents à la mort. Et au milieu de ses pensées tourbillonnantes, se trouvait la colère et la haine, envers les gardes, envers l'empereur, et envers elle-même.
27 novembre 2008
Plan
Douce et étincelante, la lune éclairait de ses rayons argentés les toits de la ville. En bas aussi, la lumière brillait. De nombreuses lanternes pendaient à leurs crochets, arrachant de l'obscurité leurs environs immédiats. Et dans ce mélange délicat de ténèbres et de lumières, se glissait une ombre. Entre les bâtiments, entre les personnes. Elle était invisible. Elle frôlait un tissu, une personne, mais son son passage fut le souffle du vent. Rapide, doux et très vite oublié. Et alors que les petites rues étaient remplies, bondées, et que les hommes peinaient à s'ouvrir un chemin, elle avança sans aucune difficulté vers son but.
Elle arriva en un instant à l'auberge et, sans se faire remarquer monta à l'étage, l'endroit où les trois s'étaient installés. Ils avaient trouvé une chambre ici après avoir annoncé leur arrivée, puis Lenlen les avaient laissés le temps de soumettre un rapport au conseil. Puis enfin, elle revenait vers le général. Elle s'approcha de la porte.
- Annulez la rencontre, seigneur, je vous en prie.
Lenlen reconnut la voix de Feng.
- Le danger est plus important que nous ne le pensions. Je suis de son avis, continua l'homme en rouge. Si nous ne pouvons assurer votre sécurité, il faut renoncer.
- Le clan des ombres a promis de me protéger.
- Et elle a elle-même reconnu que si un ordre de l'empereur s'opposait à cette promesse, ils ne pourraient peut-être pas...
- Pourquoi ne leur fais-tu pas confiance ?
- Je... je n'hésiterais pas, reconnut Feng, à faire confiance à n'importe lequel des leurs dans de nombreuses circonstances. Surtout Lenlen! Je l'ai affronté, et je connais sa valeur. Mais justement, je connais sa force, et je la redoute car elle a grandi! Son âme n'est pas encore solide que son corps, et cela est dangereux. Au moment où s'opposeront son devoir et ses convictions, je n'ai aucune idée de comment elle réagira. Mais en plus, le danger pèse sur vous! Ne serait-ce que sur moi et mon clan, je choisirais encore de lui faire confiance, mais...
- Je peux t'offrir un moyen de faire pencher la balance, avoua l'intéressée en pénétrant dans la chambre.
- Que... ?
- Que proposes-tu, intervint Li Yuan, la voix apaisée comme à son habitude ?
- Si j'engage mon honneur en plus de mes convictions, je n'aurais aucune hésitation.
- Mais, demanda Feng...
- Dépêchez-vous de vous décider. Les ordres que j'ai pour le moment sont de vous protéger quo qu'il en coûte. J'ai donc l'autorisation d'engager mon honneur sur votre protection durant votre séjour. Ce sera en accord avec mon devoir, même si cela s'opposera plus tard.
- Mais si les ordres changent, tu risques d'être considérée comme une traîtresse.
- Je ne trahirais ni mon devoir, ni ma parole, et le clan des ombres le comprendra. Et si jamais...
- C'est trop dangereux, coupa Li Yuan! L'empereur ne le pardonnera pas.
- C'est peu probable que j'ai à intervenir. Et si jamais c'est le cas, je sais que nos deux amis interviendront assez rapidement pour que mon action soit imperceptible par l'Empereur. J'aurais juste à retarder subtilement l'attaque, le temps qu'ils vous sortent de là. Bien sûr, le léger flottement dont nous parlions vous bénéficiera autant qu'aux attaquants. Enfin, plus à vous.
- Nous devrons avoir des informations pour agir, expliqua Feng.
- Deux ombres seront à proximité de l'empereur. Je serais aux côtés du général. Le nombre de gardes dépend de son humeur, mais il ne devrait pas y en avoir plus d'une vingtaine. Les autres ombres seront dans les baraquements. Il leur faut un moyenne de vingt secondes pour intervenir.
- C'est long.
- Il y a cinq cents mètres!
- Bien! Peux-tu nous expliquer comment nous approcher suffisamment du lieu des négociations?
Elle réfléchit un instant. Elle ne devrait pas, mais elle voulait aider le général Li Yuan autant que possible. Puisqu'on lui avait ordonné de le protéger autant que possible, se dit-elle, elle devait leur répondre.
- Oui, accepta-t-elle. Voici comment nous ferons...
Elle arriva en un instant à l'auberge et, sans se faire remarquer monta à l'étage, l'endroit où les trois s'étaient installés. Ils avaient trouvé une chambre ici après avoir annoncé leur arrivée, puis Lenlen les avaient laissés le temps de soumettre un rapport au conseil. Puis enfin, elle revenait vers le général. Elle s'approcha de la porte.
- Annulez la rencontre, seigneur, je vous en prie.
Lenlen reconnut la voix de Feng.
- Le danger est plus important que nous ne le pensions. Je suis de son avis, continua l'homme en rouge. Si nous ne pouvons assurer votre sécurité, il faut renoncer.
- Le clan des ombres a promis de me protéger.
- Et elle a elle-même reconnu que si un ordre de l'empereur s'opposait à cette promesse, ils ne pourraient peut-être pas...
- Pourquoi ne leur fais-tu pas confiance ?
- Je... je n'hésiterais pas, reconnut Feng, à faire confiance à n'importe lequel des leurs dans de nombreuses circonstances. Surtout Lenlen! Je l'ai affronté, et je connais sa valeur. Mais justement, je connais sa force, et je la redoute car elle a grandi! Son âme n'est pas encore solide que son corps, et cela est dangereux. Au moment où s'opposeront son devoir et ses convictions, je n'ai aucune idée de comment elle réagira. Mais en plus, le danger pèse sur vous! Ne serait-ce que sur moi et mon clan, je choisirais encore de lui faire confiance, mais...
- Je peux t'offrir un moyen de faire pencher la balance, avoua l'intéressée en pénétrant dans la chambre.
- Que... ?
- Que proposes-tu, intervint Li Yuan, la voix apaisée comme à son habitude ?
- Si j'engage mon honneur en plus de mes convictions, je n'aurais aucune hésitation.
- Mais, demanda Feng...
- Dépêchez-vous de vous décider. Les ordres que j'ai pour le moment sont de vous protéger quo qu'il en coûte. J'ai donc l'autorisation d'engager mon honneur sur votre protection durant votre séjour. Ce sera en accord avec mon devoir, même si cela s'opposera plus tard.
- Mais si les ordres changent, tu risques d'être considérée comme une traîtresse.
- Je ne trahirais ni mon devoir, ni ma parole, et le clan des ombres le comprendra. Et si jamais...
- C'est trop dangereux, coupa Li Yuan! L'empereur ne le pardonnera pas.
- C'est peu probable que j'ai à intervenir. Et si jamais c'est le cas, je sais que nos deux amis interviendront assez rapidement pour que mon action soit imperceptible par l'Empereur. J'aurais juste à retarder subtilement l'attaque, le temps qu'ils vous sortent de là. Bien sûr, le léger flottement dont nous parlions vous bénéficiera autant qu'aux attaquants. Enfin, plus à vous.
- Nous devrons avoir des informations pour agir, expliqua Feng.
- Deux ombres seront à proximité de l'empereur. Je serais aux côtés du général. Le nombre de gardes dépend de son humeur, mais il ne devrait pas y en avoir plus d'une vingtaine. Les autres ombres seront dans les baraquements. Il leur faut un moyenne de vingt secondes pour intervenir.
- C'est long.
- Il y a cinq cents mètres!
- Bien! Peux-tu nous expliquer comment nous approcher suffisamment du lieu des négociations?
Elle réfléchit un instant. Elle ne devrait pas, mais elle voulait aider le général Li Yuan autant que possible. Puisqu'on lui avait ordonné de le protéger autant que possible, se dit-elle, elle devait leur répondre.
- Oui, accepta-t-elle. Voici comment nous ferons...
26 novembre 2008
Feng et Lenlen
- Logerez-vous au palais, interrogea Lenlen en se tournant vers Li Yuan?
- Loger? Il n'en est pas question, intervint Feng du Bai Hu. Après les négociations, nous repartirons directement vers notre camp!
- Bien, reconnut la jeune fille! Mais qu'en est-il pour avant les négociations ?
- Avant? Que...
- Que me conseilles-tu, coupa Li Yuan?
- Une auberge! Il sera plus dur de vous attaquer avec le foule ambiante.
- Ne nous tends-tu pas un piège, reprit le maître de la lame avec un sourire ironique ?
- Pourquoi ?
- Quelle question! Pour tuer notre général Li Yuan!
- Si mon clan avait voulu le tuer, nous n'aurions eu qu'à envoyer une demi-douzaine des nôtres vous réceptionner! Malgré la force que vous pouvez avoir, je ne pense pas que vous puissiez survivre à deux contre six membres du Xuan Wu.
- Elle dit vrai, dit l'homme vêtu de rouge. Mais pourquoi une auberge. Le clan des ombres protégera Li Yuan.
- Je fait confiance à mon clan, mais...
- Tu doutes de l'Empereur, n'est-ce pas, intervint la voix calme de Li Yuan ?
- Si il ordonne lui-même votre mort, cela suffira à insinuer le doute chez les miens! Ils ne vous tueront pas eux-mêmes, mais les soldats du palais pourraient profiter d'un tel instant.
- Nous le protègerons alors, dit Feng.
- Vous ne pourrez pas!
- Et Pourquoi donc ?
- Penses-tu, Feng, répondit Li Yuan à la place de la jeune ombre, que le clan chargé de la protection de l'empereur pourrait laissé approcher deux traîtres aussi forts que vous de leur maître ? Ils ont peut-être une certaine confiance en leur capacité à le protéger, mais ils ne sont pas fou! Les membres du Bai Hu et du Zhu Que ne seront pas admis dans l'enceinte du palais!
- Et si vous logez à l'auberge, reprit Lenlen, le seul moment où vous devrez compter sur moi sera celui des négociations.
- Ils ne nous laisseront même pas assister aux négociations, s'étrangla Feng!
- Vos clans sont bannis, sous peine de mort, du palais impérial. Même le clan des ombres ne peu rien y faire, c'est la décision de l'Empereur.
- Bien, dit Li Yuan. Allons avertir le palais de notre arrivée, puis trouvons une auberge pour patienter!
- Prenez une chambre, conseilla Lenlen. Les négociations n'auront pas lieu aujourd'hui.
- Pou...
- L'empereur estime, répondit-elle avant que Feng n'ait posé sa question, qu'il témoigne de son pouvoir en faisant attendre les gens selon ses humeurs. Personne ne peut s'y opposer, et je ne serais pas étonné qu'il vous faille attendre plus d'une semaine.
- Je m'y attendais, commenta Li-Yuan. Ce sera vraisemeblablement notre dernière chance e le ramener à la raison. Après, il nous faudra mener notre révolte à son terme.
- Loger? Il n'en est pas question, intervint Feng du Bai Hu. Après les négociations, nous repartirons directement vers notre camp!
- Bien, reconnut la jeune fille! Mais qu'en est-il pour avant les négociations ?
- Avant? Que...
- Que me conseilles-tu, coupa Li Yuan?
- Une auberge! Il sera plus dur de vous attaquer avec le foule ambiante.
- Ne nous tends-tu pas un piège, reprit le maître de la lame avec un sourire ironique ?
- Pourquoi ?
- Quelle question! Pour tuer notre général Li Yuan!
- Si mon clan avait voulu le tuer, nous n'aurions eu qu'à envoyer une demi-douzaine des nôtres vous réceptionner! Malgré la force que vous pouvez avoir, je ne pense pas que vous puissiez survivre à deux contre six membres du Xuan Wu.
- Elle dit vrai, dit l'homme vêtu de rouge. Mais pourquoi une auberge. Le clan des ombres protégera Li Yuan.
- Je fait confiance à mon clan, mais...
- Tu doutes de l'Empereur, n'est-ce pas, intervint la voix calme de Li Yuan ?
- Si il ordonne lui-même votre mort, cela suffira à insinuer le doute chez les miens! Ils ne vous tueront pas eux-mêmes, mais les soldats du palais pourraient profiter d'un tel instant.
- Nous le protègerons alors, dit Feng.
- Vous ne pourrez pas!
- Et Pourquoi donc ?
- Penses-tu, Feng, répondit Li Yuan à la place de la jeune ombre, que le clan chargé de la protection de l'empereur pourrait laissé approcher deux traîtres aussi forts que vous de leur maître ? Ils ont peut-être une certaine confiance en leur capacité à le protéger, mais ils ne sont pas fou! Les membres du Bai Hu et du Zhu Que ne seront pas admis dans l'enceinte du palais!
- Et si vous logez à l'auberge, reprit Lenlen, le seul moment où vous devrez compter sur moi sera celui des négociations.
- Ils ne nous laisseront même pas assister aux négociations, s'étrangla Feng!
- Vos clans sont bannis, sous peine de mort, du palais impérial. Même le clan des ombres ne peu rien y faire, c'est la décision de l'Empereur.
- Bien, dit Li Yuan. Allons avertir le palais de notre arrivée, puis trouvons une auberge pour patienter!
- Prenez une chambre, conseilla Lenlen. Les négociations n'auront pas lieu aujourd'hui.
- Pou...
- L'empereur estime, répondit-elle avant que Feng n'ait posé sa question, qu'il témoigne de son pouvoir en faisant attendre les gens selon ses humeurs. Personne ne peut s'y opposer, et je ne serais pas étonné qu'il vous faille attendre plus d'une semaine.
- Je m'y attendais, commenta Li-Yuan. Ce sera vraisemeblablement notre dernière chance e le ramener à la raison. Après, il nous faudra mener notre révolte à son terme.
25 novembre 2008
Arrivée à Kiang-tou, ville impériale
Trois cavaliers arrivaient de la grande route de l'ouest. Rien ne pouvait faire penser qu'un homme aussi connu et recherché que le général Li Yuan voyagerait ainsi. Rien sauf peut-être son caractère, pour quelqu'un qui connaîtrait le sage. Lenlen avait anticipé un tel mouvement : elle savait que Li Yuan ne voudrait pas risquer inutilement la vie de ses hommes. Aucune troupe armée composée d'hommes du peuple ne pourrait sortir vivant du palais si l'empereur le décidait ainsi, et la ville aurait été aussi dangereuse.
Le regard de Lenlen fut rapidement attiré par les deux autres cavaliers. Elle reconnu, bien qu'elle ne l'ait pas vu depuis longtemps, l'homme qui chevauchait à la droite du général. Son sabre meurtrier dans le dos, le membre du Bai Hu faisait office de garde du corps. Il ne faisait aucun doute qu'il était le plus redoutable combattant des trois. Mais l'aura qui s'échappait du dernier n'était pas pour autant banale.
L'homme était drapé de soie rouge, de telle façon que seuls ses yeux étaient encore à découvert. Et ces yeux étaient ceux d'un homme qui cherchait à comprendre. Le moindre détail s'inscrivait dans les profondeurs de son âmes. Ces yeux de jais semblait absorber la lumière environnante. Bien qu'elle n'en ait jamais rencontré, Lenlen sut que cet homme était membre du Zhu Que.
Ceux-ci étaient savants, médecins, et maîtres en arts martiaux. Tous redoutables combattants, ils étaient cependant considéré comme moins dangereux que les Bai Hu ou les Xuan Wu. Ce n'était pas pour autant un adversaire à négliger.
Et alors que les ombres se rétractaient sous l'influence du soleil levant d'Orient, le groupe se rapprocha de la ville. Le général Li Yuan leva la main, et tous trois s'arrêtèrent instantanément.
- Bonjour jeune fille! C'est un plaisir de te revoir.
- Comment, intervint la voix de Lenlen, toujours dissimulée parmi les ombres.
- Non, la rassura-t-il. Aucun de nous ne t'a vu! Mais je suis membre du Qi Lin. Je n'ai pas grand peine, avec les informations que je possède, à raisonner comme l'a fait le Conseil des ombres. Même chez les révoltés, nous avons entendu parler de ton attitude rebelle. Tu étais le meilleur choix pour m'escorter efficacement.
- Je devais vous attendre au portail du palais.
- Je sais! Mais je savais également que tu viendrais par ici.
La jeune fille sortit des ombres et s'approcha du général. Puis, à une distance suffisamment respectueuse, elle mit un genou au sol.
- J'ai été envoyé pour tenir la promesse de l'Empereur et vous protégez tout le long de votre séjour, ... seigneur, rajouta-t-elle, hésitante. Bienvenue à la grande ville de Kiang-tou, général Li-Yuan.
- Je protégerais moi-même notre seigneur, intervint le maître de la lame. Le Bai Hu peut s'en charger tout seul! Nous n'avons pas besoin de votre clan ténébreux.
Lenlen releva la tête.
- Les ombres et les ténèbres sont deux choses distinctes!
- Où donc ? Les deux servent à dissimuler la lâcheté!
- Les ombres naissent de la forte lumière, alors que les ténèbres en sont l'abscence! Notre voie n'est pas sans honneur, quoi que vous en pensiez!
- Alors pourquoi... ?
- Stop, Feng, intervint la voix toujours calme de Li Yuan. Il n'est pas l'heure de se disputer. Les quatre clans sont fait à partir de la même branche, même si leurs fruits diffèrent. De plus, un individu ne devrait pas être jugé par sa naissance.
Le guerrier baissa la tête et accepta la remontrance. Le général se tourna de nouveau vers Lenlen et sourit.
- Montre-nous le chemin, maintenant.
Le regard de Lenlen fut rapidement attiré par les deux autres cavaliers. Elle reconnu, bien qu'elle ne l'ait pas vu depuis longtemps, l'homme qui chevauchait à la droite du général. Son sabre meurtrier dans le dos, le membre du Bai Hu faisait office de garde du corps. Il ne faisait aucun doute qu'il était le plus redoutable combattant des trois. Mais l'aura qui s'échappait du dernier n'était pas pour autant banale.
L'homme était drapé de soie rouge, de telle façon que seuls ses yeux étaient encore à découvert. Et ces yeux étaient ceux d'un homme qui cherchait à comprendre. Le moindre détail s'inscrivait dans les profondeurs de son âmes. Ces yeux de jais semblait absorber la lumière environnante. Bien qu'elle n'en ait jamais rencontré, Lenlen sut que cet homme était membre du Zhu Que.
Ceux-ci étaient savants, médecins, et maîtres en arts martiaux. Tous redoutables combattants, ils étaient cependant considéré comme moins dangereux que les Bai Hu ou les Xuan Wu. Ce n'était pas pour autant un adversaire à négliger.
Et alors que les ombres se rétractaient sous l'influence du soleil levant d'Orient, le groupe se rapprocha de la ville. Le général Li Yuan leva la main, et tous trois s'arrêtèrent instantanément.
- Bonjour jeune fille! C'est un plaisir de te revoir.
- Comment, intervint la voix de Lenlen, toujours dissimulée parmi les ombres.
- Non, la rassura-t-il. Aucun de nous ne t'a vu! Mais je suis membre du Qi Lin. Je n'ai pas grand peine, avec les informations que je possède, à raisonner comme l'a fait le Conseil des ombres. Même chez les révoltés, nous avons entendu parler de ton attitude rebelle. Tu étais le meilleur choix pour m'escorter efficacement.
- Je devais vous attendre au portail du palais.
- Je sais! Mais je savais également que tu viendrais par ici.
La jeune fille sortit des ombres et s'approcha du général. Puis, à une distance suffisamment respectueuse, elle mit un genou au sol.
- J'ai été envoyé pour tenir la promesse de l'Empereur et vous protégez tout le long de votre séjour, ... seigneur, rajouta-t-elle, hésitante. Bienvenue à la grande ville de Kiang-tou, général Li-Yuan.
- Je protégerais moi-même notre seigneur, intervint le maître de la lame. Le Bai Hu peut s'en charger tout seul! Nous n'avons pas besoin de votre clan ténébreux.
Lenlen releva la tête.
- Les ombres et les ténèbres sont deux choses distinctes!
- Où donc ? Les deux servent à dissimuler la lâcheté!
- Les ombres naissent de la forte lumière, alors que les ténèbres en sont l'abscence! Notre voie n'est pas sans honneur, quoi que vous en pensiez!
- Alors pourquoi... ?
- Stop, Feng, intervint la voix toujours calme de Li Yuan. Il n'est pas l'heure de se disputer. Les quatre clans sont fait à partir de la même branche, même si leurs fruits diffèrent. De plus, un individu ne devrait pas être jugé par sa naissance.
Le guerrier baissa la tête et accepta la remontrance. Le général se tourna de nouveau vers Lenlen et sourit.
- Montre-nous le chemin, maintenant.
21 novembre 2008
Mission
- Les combats ont cessé ?
- Oui! C'est pour t'avertir que je te cherchais, lui répondit son frère.
- Mais... Que se passe-t-il ? Il est sûr que notre armée n'a pas pu vaincre les membres du Bai Hu, le Tigre Blanc, et du Zhu Que, l'Oiseau de Feu!
- C'est pourtant la vérité!
- Nous ne sommes pas vaincu! La garde est encore trop conséquente pour qu'un ancien général ne le remarque pas. Et le seul moyen que nous aurions eu de vaincre, c'est l'aide du Quing Long!
- Le Dragon Azur est resté fidèle à ses principes.
- Toujours neutre, donc. Une reddition? Je ne pense pas!
- A moins...
- Qu'ils nous demandent de nous rendre, oui. Mais Li Yuan doit savoir que ça ne fonctionnera jamais! L'empereur ne reniera pas son trône!
- C'est là la différence entre un Qi Lin et notre empereur!
- Oui, remarqua Lenlen, s'assurant que personne ne se trouvait à proximité. Même s'il sait que sa tentative est vouée à l'échec, il tentera de raisonner l'empereur pour le bien du peuple. Quand est la rencontre ?
- Il arrivera demain au palais. l'Empereur a promis qu'aucun mal ne lui sera fait avant son retour au campement rebelle.
- Qui ?
- Toi!
- Quoi, vous voulez...
- Le conseil des ombres à décidé de te confier la vie de Li Yuan. L'empereur a promis qu'aucun mal ne lui serait fait. C'est notre devoir de nous assurer que cette promesse sera tenu. Quoi qu'il arrive, tu devras le protéger comme s'il s'agissait de l'empereur lui-même. Même si je suis persuadé que tu le protégeras mieux que cela.
- Quand arrive-t-il ? Et par où ?
- La porte Ouest, avant l'aube.
Lenlen s'inclina devant son frère.
- J'accomplirais ma mission.
- Oui! C'est pour t'avertir que je te cherchais, lui répondit son frère.
- Mais... Que se passe-t-il ? Il est sûr que notre armée n'a pas pu vaincre les membres du Bai Hu, le Tigre Blanc, et du Zhu Que, l'Oiseau de Feu!
- C'est pourtant la vérité!
- Nous ne sommes pas vaincu! La garde est encore trop conséquente pour qu'un ancien général ne le remarque pas. Et le seul moyen que nous aurions eu de vaincre, c'est l'aide du Quing Long!
- Le Dragon Azur est resté fidèle à ses principes.
- Toujours neutre, donc. Une reddition? Je ne pense pas!
- A moins...
- Qu'ils nous demandent de nous rendre, oui. Mais Li Yuan doit savoir que ça ne fonctionnera jamais! L'empereur ne reniera pas son trône!
- C'est là la différence entre un Qi Lin et notre empereur!
- Oui, remarqua Lenlen, s'assurant que personne ne se trouvait à proximité. Même s'il sait que sa tentative est vouée à l'échec, il tentera de raisonner l'empereur pour le bien du peuple. Quand est la rencontre ?
- Il arrivera demain au palais. l'Empereur a promis qu'aucun mal ne lui sera fait avant son retour au campement rebelle.
- Qui ?
- Toi!
- Quoi, vous voulez...
- Le conseil des ombres à décidé de te confier la vie de Li Yuan. L'empereur a promis qu'aucun mal ne lui serait fait. C'est notre devoir de nous assurer que cette promesse sera tenu. Quoi qu'il arrive, tu devras le protéger comme s'il s'agissait de l'empereur lui-même. Même si je suis persuadé que tu le protégeras mieux que cela.
- Quand arrive-t-il ? Et par où ?
- La porte Ouest, avant l'aube.
Lenlen s'inclina devant son frère.
- J'accomplirais ma mission.
20 novembre 2008
Flirt
- Oui! Je suis un jeune soldat au service de l'empereur!
- Oh, incroyable! Tu dois être très fort.
- Bien sûr, répondit le garçon. j'ai passé les tests et j'ai été accepté dans la la garde du palais.
- Tu n'as pas peur au palais, l'interrogea la jeune fille ?
Ce jeune garçon, doué pour son âge, venait d'être enrôlé dans l'armée impériale et profitait de son nouveau statut pour tenter de séduire les filles autour de lui. Il se redressa en entendant cette remarque, et prit un air fier.
- Peur, mais de quoi?
- Bien, tu sais... Les gens disent beaucoup de choses! Il paraît que ces... monstres, dit-elle avec un air effrayé,... vivent au palais eux aussi!
- Eux! Il en faut plus pour me faire trembler! Je suis un garde d'élite, et ils ne me font pas peur!
- Quel courage!
Le jeune homme rayonna du compliment.
- Mais ne crains-tu pas d'être envoyé au front ?
- Il est vrai que la révolte progresse, mais la protection de l'empereur est prioritaire! Ce maudit Li Yuan corrompt les gens autour de lui, et il projette de destituer l'empereur!
Le sourire de la jeune fille fana sur son visage, et le garçon parut s'inquiéter.
- Pardon! Je n'aurais pas du prononcer le nom du traître! Pardon si je t'ai effrayé en parlant de cela!
- C'est bon! Ce n'est pas si grave, souligna la jeune fille! J'accepte de te pardonner si tu m'emmènes voir le palais.
- Mais...
Avant qu'il ait pu prononcer un mot, elle s'accrocha à son bras et se colla contre lui. Puis, elle lui dit avec un magnifique sourire :
- Tu me protégeras ?
Le cœur du jeune garçon manqua un battement. Il déglutit péniblement, puis tenta un sourire confiant.
- Bien sûr!
Le garçon, rayonnant d'avoir pu capter l'attention de la superbe jeune fille, se dirigea vers le palais, son amie toujours suspendue à son bras. Avec tout de même une certaine appréhension, il s'approcha du portail. Mais contrairement à ce qu'il pensait, les autres gardes ne l'arrêtèrent pas. Il se contentèrent de se moquer de lui :
- Alors, le jeune! Tu as enfin trouvé une fille que tu as pu impressionner!
- C'est sûr qu'avec sa tête, intervint un autre, il n'aurait pas pu obtenir une telle beauté autrement!
- Fais tout de même attention de ne pas croiser le capitaine avec cette jeune demoiselle au bras, reprit le premier.
Soulagé, le garçon guida son amie dans le palais, espérant sincèrement ne pas croiser son capitaine. Malheureusement pour lui, il croisa pire. Il n'avait vu que quelques fois, et de loin, les membres redoutés du clan des ombres, mais il reconnaissait l'homme qui venait vers lui maintenant. Il n'était âgé que de quelques années de plus que lui, mais son appartenance au Xuan Wu en faisait un homme redoutable, à éviter.
- Que fais-tu là, dit celui-ci, une sombre lueur dans le regard ?
Le jeune soldat se sentit figé par ce regard, et voulut s'enfuir à toute jambe, mais il sentit le poids de sa jaune amie à son bras, et il tenta de regagner un brin de contenance. Et alors qu'il s'apprêtait à s'avancer courageusement pour s'expliquer, la jeune fille le devança :
- Ce jeune homme m'a abordé dans la rue, et il m'a proposé de me faire visiter le palais.
- Lenlen! Nous ne sommes pas là pour nous amuser! La révolte gronde et le trône est en danger. Tu ne peux pas juste flirter dehors!
- Et que veux-tu que je fasse alors! Comme toi, je dois rester ici et protéger l'empereur! Mais de quoi? La menace est en province, et la Capitale loue encore notre seigneur! ce n'est pas en t'inquiétant pour une menace inexistante que tu seras près le moment venu!
L'homme du clan de l'ombre voulut répondre, mais la jeune fille lui tourna le dos et voulut s'approcher du soldat qui recula vivement, comme pris de panique. Une terreur absolue fiché dans le regard, il se retourna et sans même reprendre son souffle, se précipita à toute jambe, le plus loin possible.
- Désolé de t'avoir effrayé, murmura Lenlen.
- Oh, incroyable! Tu dois être très fort.
- Bien sûr, répondit le garçon. j'ai passé les tests et j'ai été accepté dans la la garde du palais.
- Tu n'as pas peur au palais, l'interrogea la jeune fille ?
Ce jeune garçon, doué pour son âge, venait d'être enrôlé dans l'armée impériale et profitait de son nouveau statut pour tenter de séduire les filles autour de lui. Il se redressa en entendant cette remarque, et prit un air fier.
- Peur, mais de quoi?
- Bien, tu sais... Les gens disent beaucoup de choses! Il paraît que ces... monstres, dit-elle avec un air effrayé,... vivent au palais eux aussi!
- Eux! Il en faut plus pour me faire trembler! Je suis un garde d'élite, et ils ne me font pas peur!
- Quel courage!
Le jeune homme rayonna du compliment.
- Mais ne crains-tu pas d'être envoyé au front ?
- Il est vrai que la révolte progresse, mais la protection de l'empereur est prioritaire! Ce maudit Li Yuan corrompt les gens autour de lui, et il projette de destituer l'empereur!
Le sourire de la jeune fille fana sur son visage, et le garçon parut s'inquiéter.
- Pardon! Je n'aurais pas du prononcer le nom du traître! Pardon si je t'ai effrayé en parlant de cela!
- C'est bon! Ce n'est pas si grave, souligna la jeune fille! J'accepte de te pardonner si tu m'emmènes voir le palais.
- Mais...
Avant qu'il ait pu prononcer un mot, elle s'accrocha à son bras et se colla contre lui. Puis, elle lui dit avec un magnifique sourire :
- Tu me protégeras ?
Le cœur du jeune garçon manqua un battement. Il déglutit péniblement, puis tenta un sourire confiant.
- Bien sûr!
Le garçon, rayonnant d'avoir pu capter l'attention de la superbe jeune fille, se dirigea vers le palais, son amie toujours suspendue à son bras. Avec tout de même une certaine appréhension, il s'approcha du portail. Mais contrairement à ce qu'il pensait, les autres gardes ne l'arrêtèrent pas. Il se contentèrent de se moquer de lui :
- Alors, le jeune! Tu as enfin trouvé une fille que tu as pu impressionner!
- C'est sûr qu'avec sa tête, intervint un autre, il n'aurait pas pu obtenir une telle beauté autrement!
- Fais tout de même attention de ne pas croiser le capitaine avec cette jeune demoiselle au bras, reprit le premier.
Soulagé, le garçon guida son amie dans le palais, espérant sincèrement ne pas croiser son capitaine. Malheureusement pour lui, il croisa pire. Il n'avait vu que quelques fois, et de loin, les membres redoutés du clan des ombres, mais il reconnaissait l'homme qui venait vers lui maintenant. Il n'était âgé que de quelques années de plus que lui, mais son appartenance au Xuan Wu en faisait un homme redoutable, à éviter.
- Que fais-tu là, dit celui-ci, une sombre lueur dans le regard ?
Le jeune soldat se sentit figé par ce regard, et voulut s'enfuir à toute jambe, mais il sentit le poids de sa jaune amie à son bras, et il tenta de regagner un brin de contenance. Et alors qu'il s'apprêtait à s'avancer courageusement pour s'expliquer, la jeune fille le devança :
- Ce jeune homme m'a abordé dans la rue, et il m'a proposé de me faire visiter le palais.
- Lenlen! Nous ne sommes pas là pour nous amuser! La révolte gronde et le trône est en danger. Tu ne peux pas juste flirter dehors!
- Et que veux-tu que je fasse alors! Comme toi, je dois rester ici et protéger l'empereur! Mais de quoi? La menace est en province, et la Capitale loue encore notre seigneur! ce n'est pas en t'inquiétant pour une menace inexistante que tu seras près le moment venu!
L'homme du clan de l'ombre voulut répondre, mais la jeune fille lui tourna le dos et voulut s'approcher du soldat qui recula vivement, comme pris de panique. Une terreur absolue fiché dans le regard, il se retourna et sans même reprendre son souffle, se précipita à toute jambe, le plus loin possible.
- Désolé de t'avoir effrayé, murmura Lenlen.
18 novembre 2008
Entraînement!!!
Parmi les roches et les bois du Caucase, alors que la lumière apparaissait paresseusement depuis l'occident, une ombre rapide se déplace. C'était une jeune fille, en pleine course, tirant avec peine derrière elle un chariot. Un chariot rempli de viande et d'armes. Elle passa, tirant son fardeau derrière elle, entre les huttes de bois du village Amazone, avant de s'arrêter devant la plus grande des demeures. Elle déchargea rapidement à l'intérieur le contenu du chariot, puis alla ranger celui-ci dans un hangar légèrement éloigné. Puis elle rentra dans la maison de bois.
-Va prendre quelques heures de repos, lui ordonne un voix douce.
Eliane se retourna et remarqua Shaen dans l'encadrement de la porte.
- Quand tu m'as dit vouloir t'occuper de l'approvisionnement général, je ne pensais pas que tu prendrais la place du cheval pour le faire.
- C'est l'entraînement précédant celui de l'aube.
- Repose quand même de temps à autre ton corps.
Shaen s'approcha de la jeune fille et attrapa sa veste d'une main, un sourire sur le visage?
- Tu en as encore augmenté le poids, remarqua-t-elle?
- Juste une vingtaine de petits sacs de sables.
- On va croire que tu grossis si tu continue à en rajouter.
- Peu importe, si je deviens forte.
- Même si aucune ne le sait, tu es probablement déjà une des jeunes guerrières les plus douées de notre nation.
- Alors il faut que je continue à m'entraîner pour devenir la plus forte de toutes.
- Après avoir pris du repos.
- Mais...
- C'est un ordre! Si tu ne sais pas prendre soin de ton corps, je dois alors t'ordonner de le faire.
- Bien, admit la jeune fille, mais juste deux heures.
-Va prendre quelques heures de repos, lui ordonne un voix douce.
Eliane se retourna et remarqua Shaen dans l'encadrement de la porte.
- Quand tu m'as dit vouloir t'occuper de l'approvisionnement général, je ne pensais pas que tu prendrais la place du cheval pour le faire.
- C'est l'entraînement précédant celui de l'aube.
- Repose quand même de temps à autre ton corps.
Shaen s'approcha de la jeune fille et attrapa sa veste d'une main, un sourire sur le visage?
- Tu en as encore augmenté le poids, remarqua-t-elle?
- Juste une vingtaine de petits sacs de sables.
- On va croire que tu grossis si tu continue à en rajouter.
- Peu importe, si je deviens forte.
- Même si aucune ne le sait, tu es probablement déjà une des jeunes guerrières les plus douées de notre nation.
- Alors il faut que je continue à m'entraîner pour devenir la plus forte de toutes.
- Après avoir pris du repos.
- Mais...
- C'est un ordre! Si tu ne sais pas prendre soin de ton corps, je dois alors t'ordonner de le faire.
- Bien, admit la jeune fille, mais juste deux heures.
17 novembre 2008
Amazones
- Alors, paysanne! On dirais que tu n'as pas progressé depuis tout ce temps.
- Apparemment, répondit Eliane, le souffle court.
- Essoufflée après quelques passes d'arme, c'est misérable!
Celle qui s'adressait ainsi à la sœur aînée de Jillian était une jaune Amazone, nouvellement reconnue comme guerrière. A son arrivée, Eliane avait tout de suite été vu comme une intrus dans la communauté des Amazones. Mais la reine Shaen avait décidé de l'accueillir parmi son peuple, et aucune des nombreuses récriminations qui lui avaient été adressé n'avait ne serait-ce qu'ébranler son choix.
Rapidement toutes les filles de son âge, et celles qui avaient quelques années de plus, l'avait prise en grippe et profitait de chaque possibilité pour la rabaisser. Eliane n'y portait guère attention, car sa volonté de devenir guerrière était ancré en elle profondément, depuis ce jour dans un passé brumeux où Shaen lui avait sauvé la vie.
Reprenant rapidement son souffle, Eliane souleva une nouvelle fois son immense épée. La guerrière avait prétexté vouloir l'entraîner, mais elle savait qu'elle ne faisait cela que pour obtenir de l'admiration des filles plus jeunes. Les coups d'épée s'échangèrent à une vitesse spectaculaire, vu la taille des armes utilisées. Mais comme lors du combat précédent, la vitesse de mouvement d'Eliane décrut, et elle finit par être maîtrisée.
- Qu'as-tu donc de spécial pour que la reine t'ait emmenée ici? Tu n'es pas doué au combat, tu n'es pas forte, tu n'as rien.
- Mais c'est elle que j'ai choisi.
Shaen était arrivé et avait observé le combat, sans intervenir jusqu'à maintenant.
- Et si tu comprends un jour ce qui s'est passé aujourd'hui, tu deviendras peut-être une véritable guerrière petite.
La jeune Amazone fut blessée dans son orgueil, mais elle ne dit rien. Elle ne pouvait tenir tête à leur reine. Le groupe se dissipa petit à petit. Puis Eliane rejoint Shaen qui soupira.
- Pourquoi t'entêtes-tu à ce point ?
- Pour protéger mon frère, je dois devenir plus forte que n'importe-qui!
- Apparemment, répondit Eliane, le souffle court.
- Essoufflée après quelques passes d'arme, c'est misérable!
Celle qui s'adressait ainsi à la sœur aînée de Jillian était une jaune Amazone, nouvellement reconnue comme guerrière. A son arrivée, Eliane avait tout de suite été vu comme une intrus dans la communauté des Amazones. Mais la reine Shaen avait décidé de l'accueillir parmi son peuple, et aucune des nombreuses récriminations qui lui avaient été adressé n'avait ne serait-ce qu'ébranler son choix.
Rapidement toutes les filles de son âge, et celles qui avaient quelques années de plus, l'avait prise en grippe et profitait de chaque possibilité pour la rabaisser. Eliane n'y portait guère attention, car sa volonté de devenir guerrière était ancré en elle profondément, depuis ce jour dans un passé brumeux où Shaen lui avait sauvé la vie.
Reprenant rapidement son souffle, Eliane souleva une nouvelle fois son immense épée. La guerrière avait prétexté vouloir l'entraîner, mais elle savait qu'elle ne faisait cela que pour obtenir de l'admiration des filles plus jeunes. Les coups d'épée s'échangèrent à une vitesse spectaculaire, vu la taille des armes utilisées. Mais comme lors du combat précédent, la vitesse de mouvement d'Eliane décrut, et elle finit par être maîtrisée.
- Qu'as-tu donc de spécial pour que la reine t'ait emmenée ici? Tu n'es pas doué au combat, tu n'es pas forte, tu n'as rien.
- Mais c'est elle que j'ai choisi.
Shaen était arrivé et avait observé le combat, sans intervenir jusqu'à maintenant.
- Et si tu comprends un jour ce qui s'est passé aujourd'hui, tu deviendras peut-être une véritable guerrière petite.
La jeune Amazone fut blessée dans son orgueil, mais elle ne dit rien. Elle ne pouvait tenir tête à leur reine. Le groupe se dissipa petit à petit. Puis Eliane rejoint Shaen qui soupira.
- Pourquoi t'entêtes-tu à ce point ?
- Pour protéger mon frère, je dois devenir plus forte que n'importe-qui!
15 novembre 2008
Les troupes adverses.
- Seigneur, que devons-nous faire pour le garçon ?
- Encore avec ça, répondit à son homme de main Brunulf!
- Mais d'après vos dires, il est sans aucun doute vital de s'occuper de lui!
- Bien sûr, mais nous avons encore le temps.
- Comment ça ?
- Attaquer la confédération elfique qui le protège trop rapidement serait d'une totale idiotie! Mais si on peut réunir deux ou trois races de dragons supplémentaires, bien que les sombres soient les plus dangereux, et quelques mages de différents niveaux également, on ne devrait plus avoir de problème pour cela.
- Que ...
- J'ai envoyé mes dragons comme émissaires à travers la planète, et mon armée ne cesse de s'agrandir. Nous sommes en pleine discussions avec les dragons, et dans quelques mois, je devrais pouvoir les réunir sous ma bannière.
- Mais pourquoi tant de précautions pour quelques esprits des bois! On pourrait incendier la forêt!
- Incendier Brocéliande ? Va donc tenter de l'incendier ou de l'inonder si tu le veux, mais tu n'y arriveras pas tant qu'elle sera la Capitale des elfes! Penses-tu qu'avec leurs pouvoirs sur l'environnement ils laisseraient leur plus grande ville livrée aux crocs de la nature! Bien sûr que non!
- Mais...
- Bien sûr, il leur faudrait un peu de temps pour mettre en place la surveillance, et nous parviendrons sans doute ainsi à détruire une partie de leur territoire. Mais ensuite, pendant des siècles, voir plus, ils se méfieront des humains et nous n'aurons aucune autre chance de récupérer le gamin. La surprise est la plus puissante alliée des stratèges!
- Mais vous, seigneur, se plaignit l'homme, vous pourriez...
- Si je participe à l'attaque de la Capitale elfique, en moins d'une heure, j'aurais les cinq autres sur le dos. Et bien que je sois devenu assez puissant pour vaincre la plupart d'entre eux, il ne fait aucun doute que réunis, ils me vaincront.
L'homme ne sut que répondre, et le silence s'installa. Un serviteur affolé arriva et frappa à la porte.
- Seigneur Brunulf! Les attaquants arrivent! Protégez-nous s'il-vous-plaît.
L'homme se regarda. Les habits de qualités qu'ils portaient ne convenaient pas à une bataille. Son homme de main le regarda, puis cligna des yeux. En une seconde, une armure imposante avait prit la place des tissus délicats, et une lourde épée était apparue dans la main du seigneur.
- Quelle misère de devoir faire croire à ses gueux que je ne suis qu'un simple chevalier, sans aucun pouvoir, soupira-t-il.
- Cela ne fait qu'accroître votre prestige maître!
- C'est bien pour cela que je le fais! Sinon, ces quelques gredins auraient déjà brûler!
- Cela ne fait aucun doute, accorda l'homme, ayant déjà vu quelques fois les pouvoirs redoutables de son maître en action.
- Bon, allons apprendre à ces malotrus à quel point je déteste partager mes choses, dit-il dans un sourire carnassier, ce dirigeant vers la foule apeurée.
- Encore avec ça, répondit à son homme de main Brunulf!
- Mais d'après vos dires, il est sans aucun doute vital de s'occuper de lui!
- Bien sûr, mais nous avons encore le temps.
- Comment ça ?
- Attaquer la confédération elfique qui le protège trop rapidement serait d'une totale idiotie! Mais si on peut réunir deux ou trois races de dragons supplémentaires, bien que les sombres soient les plus dangereux, et quelques mages de différents niveaux également, on ne devrait plus avoir de problème pour cela.
- Que ...
- J'ai envoyé mes dragons comme émissaires à travers la planète, et mon armée ne cesse de s'agrandir. Nous sommes en pleine discussions avec les dragons, et dans quelques mois, je devrais pouvoir les réunir sous ma bannière.
- Mais pourquoi tant de précautions pour quelques esprits des bois! On pourrait incendier la forêt!
- Incendier Brocéliande ? Va donc tenter de l'incendier ou de l'inonder si tu le veux, mais tu n'y arriveras pas tant qu'elle sera la Capitale des elfes! Penses-tu qu'avec leurs pouvoirs sur l'environnement ils laisseraient leur plus grande ville livrée aux crocs de la nature! Bien sûr que non!
- Mais...
- Bien sûr, il leur faudrait un peu de temps pour mettre en place la surveillance, et nous parviendrons sans doute ainsi à détruire une partie de leur territoire. Mais ensuite, pendant des siècles, voir plus, ils se méfieront des humains et nous n'aurons aucune autre chance de récupérer le gamin. La surprise est la plus puissante alliée des stratèges!
- Mais vous, seigneur, se plaignit l'homme, vous pourriez...
- Si je participe à l'attaque de la Capitale elfique, en moins d'une heure, j'aurais les cinq autres sur le dos. Et bien que je sois devenu assez puissant pour vaincre la plupart d'entre eux, il ne fait aucun doute que réunis, ils me vaincront.
L'homme ne sut que répondre, et le silence s'installa. Un serviteur affolé arriva et frappa à la porte.
- Seigneur Brunulf! Les attaquants arrivent! Protégez-nous s'il-vous-plaît.
L'homme se regarda. Les habits de qualités qu'ils portaient ne convenaient pas à une bataille. Son homme de main le regarda, puis cligna des yeux. En une seconde, une armure imposante avait prit la place des tissus délicats, et une lourde épée était apparue dans la main du seigneur.
- Quelle misère de devoir faire croire à ses gueux que je ne suis qu'un simple chevalier, sans aucun pouvoir, soupira-t-il.
- Cela ne fait qu'accroître votre prestige maître!
- C'est bien pour cela que je le fais! Sinon, ces quelques gredins auraient déjà brûler!
- Cela ne fait aucun doute, accorda l'homme, ayant déjà vu quelques fois les pouvoirs redoutables de son maître en action.
- Bon, allons apprendre à ces malotrus à quel point je déteste partager mes choses, dit-il dans un sourire carnassier, ce dirigeant vers la foule apeurée.
14 novembre 2008
L'Arme
- Tu pars vraiment ?
- Je dois faire quelques petites choses! En attendant, je te confie la forêt.
- Iras-tu voir grande sœur Eliane ?
- Non! Je dois aller encore plus loin, et je n'aurais pas le temps de m'arrêter.
- Tant pis, lâcha le garçon dans un soupir!
Jillian se retourna et la reine des dryades sortit de la forêt. Elle n'avait pas changée depuis la première fois qu'il l'avait vu, mais après avoir quelques visites dans les villages alentours, il s'était enfin rendu compte de sa beauté divine. Poli, l'enfant inclina la tête à l'approche de la belle dame :
- Mère, murmura-t-il en souriant.
- J'ai ce que tu m'avais demandé, Jill.
Mars regarda le magnifique objet que l'esprit des bois tendit au jeune garçon. C'était un fourreau, splendide, étincelant. Il était ouvragée si finement que chaque éclat de lumière étincelait à sa surface. Jillian le prit dans les mains et ferma les yeux. L'énergie s'échappa une nouvelle fois de son corps pour s'incruster dans l'œuvre des elfes. C'est à ce moment que Mars remarqua que celui-ci n'avait pas été forgé, comme il l'avait cru au premier abord, mais bel et bien taillé dans le bois.
Après quelques minutes seulement, l'étrange apport magique s'interrompit et le garçon rouvrit les yeux. Il tendit sa main droite devant lui et, telle une flèche, l'épée de bois que Mars avait taillée vint se placer dans sa main. Même Mars, qui ne maîtrisait pourtant pas la magie, put sentir la puissance incroyable de l'arme. une force impressionnante déclenchait à sa proximité des ondes qui résonnaient dans le corps des trois personne.
Mais tout ceci s'interrompit brusquement au moment où le jeune garçon rangea la lame dans le fourreau. Mars ressentit même au plus profond de lui un sorte de soulagement, comme s'il pressentait le pouvoir futur de l'enfant.
Jillian s'avança alors vers le guerrier et lui tendit l'arme.
- Voici un cadeau pour ton voyage! Mais fais bien attention au fourreau! Lui seul peut contenir la puissance de l'arme!
- Merci, Jill! Je ferais attention à ton cadeau! Il est merveilleux! Enfin... tant qu'on a pas à l'affronter soi-même!
- As-tu tout ce qu'il te faut, intervint la reine des dryades ?
- Des provisions, des armes, des bottes, et le Livre.
- Bien.
- Le Livre, interrogea l'enfant ?
- Ce livre rouge dont vous ne voulez jamais me parler ?
- Oui! Mais ne t'en fais pas! Bientôt, tu sauras tout. Au revoir, petit.
Puis sans dire un mot de plus, Mars se retourna et partit, en courant d'une foulée régulière, vers sa destination éloignée. Jillian se sentit défaillir un moment, mais la main douce de la reine des dryades l'attrapa.
- Qu'y a-t-il, demanda-t-elle, inquiète ?
- Je ne sais pas! Une impression! Vibrante de vérité!
- Et quelle est-elle ?
- Je ne reverrais pas Mars avant bien longtemps!
- Je dois faire quelques petites choses! En attendant, je te confie la forêt.
- Iras-tu voir grande sœur Eliane ?
- Non! Je dois aller encore plus loin, et je n'aurais pas le temps de m'arrêter.
- Tant pis, lâcha le garçon dans un soupir!
Jillian se retourna et la reine des dryades sortit de la forêt. Elle n'avait pas changée depuis la première fois qu'il l'avait vu, mais après avoir quelques visites dans les villages alentours, il s'était enfin rendu compte de sa beauté divine. Poli, l'enfant inclina la tête à l'approche de la belle dame :
- Mère, murmura-t-il en souriant.
- J'ai ce que tu m'avais demandé, Jill.
Mars regarda le magnifique objet que l'esprit des bois tendit au jeune garçon. C'était un fourreau, splendide, étincelant. Il était ouvragée si finement que chaque éclat de lumière étincelait à sa surface. Jillian le prit dans les mains et ferma les yeux. L'énergie s'échappa une nouvelle fois de son corps pour s'incruster dans l'œuvre des elfes. C'est à ce moment que Mars remarqua que celui-ci n'avait pas été forgé, comme il l'avait cru au premier abord, mais bel et bien taillé dans le bois.
Après quelques minutes seulement, l'étrange apport magique s'interrompit et le garçon rouvrit les yeux. Il tendit sa main droite devant lui et, telle une flèche, l'épée de bois que Mars avait taillée vint se placer dans sa main. Même Mars, qui ne maîtrisait pourtant pas la magie, put sentir la puissance incroyable de l'arme. une force impressionnante déclenchait à sa proximité des ondes qui résonnaient dans le corps des trois personne.
Mais tout ceci s'interrompit brusquement au moment où le jeune garçon rangea la lame dans le fourreau. Mars ressentit même au plus profond de lui un sorte de soulagement, comme s'il pressentait le pouvoir futur de l'enfant.
Jillian s'avança alors vers le guerrier et lui tendit l'arme.
- Voici un cadeau pour ton voyage! Mais fais bien attention au fourreau! Lui seul peut contenir la puissance de l'arme!
- Merci, Jill! Je ferais attention à ton cadeau! Il est merveilleux! Enfin... tant qu'on a pas à l'affronter soi-même!
- As-tu tout ce qu'il te faut, intervint la reine des dryades ?
- Des provisions, des armes, des bottes, et le Livre.
- Bien.
- Le Livre, interrogea l'enfant ?
- Ce livre rouge dont vous ne voulez jamais me parler ?
- Oui! Mais ne t'en fais pas! Bientôt, tu sauras tout. Au revoir, petit.
Puis sans dire un mot de plus, Mars se retourna et partit, en courant d'une foulée régulière, vers sa destination éloignée. Jillian se sentit défaillir un moment, mais la main douce de la reine des dryades l'attrapa.
- Qu'y a-t-il, demanda-t-elle, inquiète ?
- Je ne sais pas! Une impression! Vibrante de vérité!
- Et quelle est-elle ?
- Je ne reverrais pas Mars avant bien longtemps!
13 novembre 2008
1er Pacte
-... le pouvoir d'enfermer les énergies dans une matière précise.
- Je pense être tout de même un peu plus au courant que toi, figure-toi, répondit le garçon en montrant son bras droit. A la base de celui-ci, on pouvait voir un anneau brun, dessiné à même la peau.
- Ça fait déjà deux jours que je l'ai contracté.
Mars regarda son jeune apprenti.
- Tu m'as déjà de nombreuses fois raconté les histoires des cinq pactes. Et tu m'as également appris les effets des trois premiers d'entre eux! Mais maintenant que la magie du premier pacte coule en moi, je sais à quel point la réalité est au-delà des explications que tu m'as donné.
- Que veux-tu dire, jeune garçon ?
- On n'enferme pas la magie à proprement parler, mais un type de manipulation.
Le garçon se baissa et ramassa une branche morte au sol.
- Je peux maintenant enchanter le bois! Et si j'enferme l'ordre d'éloigner tous les objets qui rentrent en contact avec ce bâton, voici ce que ca donne.
Il approcha le bout de son étrange arme d'une plante,qui se plia à l'approche de la branche morte.
- Bien sûr, je peux m'être plus de puissance dedans! C'est plus fatiguant au moment où j'enchante l'objet, mais c'est sûrement plus efficace!
Jillian prit cette fois une branche une peu plus robuste, et se concentra dessus. Mars put remarquer d'étrange filaments d'énergie se détacher des mains du jeune garçon pour rejoindre l'arme de fortune. Après une attente d'une dizaine de minutes, durant lesquels il n'avait absolument pas bougé, le garçon se releva et tendit le bâton devant lui, à bout de bras.
- Frappe de toutes tes forces, recommanda l'enfant.
L'éclair argenté sortit dans une harmonieuse courbe du fourreau de Mars. L'enfant n'en aperçut que l'éclat. Mais au moment du contact, une explosion de lumière se produisit. L'épées'éleva vers le ciel, et le guerrier eut bien du mal à la retenir. Il la rengaina et se frotta les épaules légèrement endolories par le choc.
- Je ne voudrais pas affronter quelqu'un avec une arme pareille, remarqua Mars.
- Ne t'inquiètes pas! Si tu arrives à briser l'arme, la magie se dissipe. Tu y étais presque, ajouta-t-il en jetant un coup d'œil au deux morceaux rattachés par un petit morceau d'écorce. Les mages ne distribuent sûrement pas de tels objets à la va-vite! Les fabriquer demande trop d'énergie! Certains ne peuvent pas enchanter des matières aussi courantes que le bois, également! Et surtout, même avec une telle arme, s'ils ne savent pas s'en servir.
- Je le sais bien, mais avec un tel bonus, un homme d'arme moyen peut battre simplement un grand guerrier...
- Pas toi!
- J'ai dit un grand guerrier, mais je suis beaucoup plus fort que les grands guerriers, sourit l'homme. Mais même si les mages ne le font pas souvent, veux-tu bien me fabriquer une de ces armes ?
- J'en avais bien l'intention, mais elle sera en bois! Et je te laisse le soin de la tailler toi-même, grand guerrier!
Mars rigola et passa sa main dans les cheveux du garçon. C'était fou ce qu'il pouvait avoir grandi durant ces trois années d'entraînements qu'ils avaient passés dans la forêt. Âgé de maintenant onze ans, le garçon devenait petit à petit un homme. Mais il lui restait à découvrir le monde, et les adversaires qui le parcouraient.
- Je pense être tout de même un peu plus au courant que toi, figure-toi, répondit le garçon en montrant son bras droit. A la base de celui-ci, on pouvait voir un anneau brun, dessiné à même la peau.
- Ça fait déjà deux jours que je l'ai contracté.
Mars regarda son jeune apprenti.
- Tu m'as déjà de nombreuses fois raconté les histoires des cinq pactes. Et tu m'as également appris les effets des trois premiers d'entre eux! Mais maintenant que la magie du premier pacte coule en moi, je sais à quel point la réalité est au-delà des explications que tu m'as donné.
- Que veux-tu dire, jeune garçon ?
- On n'enferme pas la magie à proprement parler, mais un type de manipulation.
Le garçon se baissa et ramassa une branche morte au sol.
- Je peux maintenant enchanter le bois! Et si j'enferme l'ordre d'éloigner tous les objets qui rentrent en contact avec ce bâton, voici ce que ca donne.
Il approcha le bout de son étrange arme d'une plante,qui se plia à l'approche de la branche morte.
- Bien sûr, je peux m'être plus de puissance dedans! C'est plus fatiguant au moment où j'enchante l'objet, mais c'est sûrement plus efficace!
Jillian prit cette fois une branche une peu plus robuste, et se concentra dessus. Mars put remarquer d'étrange filaments d'énergie se détacher des mains du jeune garçon pour rejoindre l'arme de fortune. Après une attente d'une dizaine de minutes, durant lesquels il n'avait absolument pas bougé, le garçon se releva et tendit le bâton devant lui, à bout de bras.
- Frappe de toutes tes forces, recommanda l'enfant.
L'éclair argenté sortit dans une harmonieuse courbe du fourreau de Mars. L'enfant n'en aperçut que l'éclat. Mais au moment du contact, une explosion de lumière se produisit. L'épées'éleva vers le ciel, et le guerrier eut bien du mal à la retenir. Il la rengaina et se frotta les épaules légèrement endolories par le choc.
- Je ne voudrais pas affronter quelqu'un avec une arme pareille, remarqua Mars.
- Ne t'inquiètes pas! Si tu arrives à briser l'arme, la magie se dissipe. Tu y étais presque, ajouta-t-il en jetant un coup d'œil au deux morceaux rattachés par un petit morceau d'écorce. Les mages ne distribuent sûrement pas de tels objets à la va-vite! Les fabriquer demande trop d'énergie! Certains ne peuvent pas enchanter des matières aussi courantes que le bois, également! Et surtout, même avec une telle arme, s'ils ne savent pas s'en servir.
- Je le sais bien, mais avec un tel bonus, un homme d'arme moyen peut battre simplement un grand guerrier...
- Pas toi!
- J'ai dit un grand guerrier, mais je suis beaucoup plus fort que les grands guerriers, sourit l'homme. Mais même si les mages ne le font pas souvent, veux-tu bien me fabriquer une de ces armes ?
- J'en avais bien l'intention, mais elle sera en bois! Et je te laisse le soin de la tailler toi-même, grand guerrier!
Mars rigola et passa sa main dans les cheveux du garçon. C'était fou ce qu'il pouvait avoir grandi durant ces trois années d'entraînements qu'ils avaient passés dans la forêt. Âgé de maintenant onze ans, le garçon devenait petit à petit un homme. Mais il lui restait à découvrir le monde, et les adversaires qui le parcouraient.
12 novembre 2008
Magie!!!
- Quoi, s'étrangla la petite fille ? Mais comment...?
- Je n'en sais rien. Où ai-je pu l'apprendre, et pourquoi cela ? Tout c'est envolé avec ma mémoire!
- Pardon, s'excusa Élie, remarquant alors l'énormité de sa question.
- Ça ne fait rien, reprit celui-ci avec un sourire. C'est un autre indice sur le chemin de mon identité!
- Et qu'est-il dit ?
- De nombreuses choses, très étranges. ils parlent de la magie entre autres.
La fillette afficha un regard sceptique, alors que son petit frère ouvrait de gands yeux pleins d'admirations. Jharez sourit et reprit la parole.
- Vu ce que nous venons de vivre, j'aurais plutôt tendance à croire en son existence.
Élie acquiesça, ne parvenant pas à trouver d'explication logique à ces trop nombreux phénomènes étranges.
- Et qu'est-il écrit, demanda-t-elle? Qu'expliquent-ils sur la magie ?
- C'est trop long pour l'expliquer ainsi, et je vous rappelle que nous ne devrions pas nous trouver ici à l'heure qu'il est. Alors je vous propose de rentrer.
- Comment, questionna Élie?
- Les inscriptions expliquent également comment retourner dans l'abri principal. Laissez-moi juste le temps de lire et de retenir toutes ses informations, et on pourra y aller!
- Mais ca risque de prendre des heures!
Il ne fallut pourtant qu'une demi-heure à l'homme pour remplir cette tâche. Ensuite, il guida d'un pas sûr les enfants à travers les couloirs dangereux, et ils retrouvèrent le confort de leur abri. Comme ils s'en doutaient, et l'espéraient surtout, leurs parents n'étaient toujours pas revenu. La faim commençant à se faire sentir, ils se préparèrent un rapide repas, après lequel les enfants, trop excités par leurs aventures pour se coucher, questionnèrent leur ami :
- Jharez, qu'était-il dit sur la magie ?
- D'après les inscriptions, il existe, ou du moins existait, je n'en sais rien, deux degrés de magie. Le premier est appelé la magie des énergies, et le second la magie des cinq pactes.
- Quelles sont les différences ?
- La première consiste manipuler les énergies autour de soit, pour déplacer des objets, ou au contraire les bloquer. On peut même s'en servir pour soigner dans une certaine mesure.
- Et l'autre ?
- Apparemment, le second consiste à passer des pactes avec des créatures, ou des matières, pour pouvoir les contrôler. Seuls très peu arrivaient à atteindre le plus haut niveau, c'est-à-dire le cinquième pacte.
- Je n'ai pas compris, se plaignit Éric.
- D'après ce que j'ai lu, le premier pacte consiste en...
- Je n'en sais rien. Où ai-je pu l'apprendre, et pourquoi cela ? Tout c'est envolé avec ma mémoire!
- Pardon, s'excusa Élie, remarquant alors l'énormité de sa question.
- Ça ne fait rien, reprit celui-ci avec un sourire. C'est un autre indice sur le chemin de mon identité!
- Et qu'est-il dit ?
- De nombreuses choses, très étranges. ils parlent de la magie entre autres.
La fillette afficha un regard sceptique, alors que son petit frère ouvrait de gands yeux pleins d'admirations. Jharez sourit et reprit la parole.
- Vu ce que nous venons de vivre, j'aurais plutôt tendance à croire en son existence.
Élie acquiesça, ne parvenant pas à trouver d'explication logique à ces trop nombreux phénomènes étranges.
- Et qu'est-il écrit, demanda-t-elle? Qu'expliquent-ils sur la magie ?
- C'est trop long pour l'expliquer ainsi, et je vous rappelle que nous ne devrions pas nous trouver ici à l'heure qu'il est. Alors je vous propose de rentrer.
- Comment, questionna Élie?
- Les inscriptions expliquent également comment retourner dans l'abri principal. Laissez-moi juste le temps de lire et de retenir toutes ses informations, et on pourra y aller!
- Mais ca risque de prendre des heures!
Il ne fallut pourtant qu'une demi-heure à l'homme pour remplir cette tâche. Ensuite, il guida d'un pas sûr les enfants à travers les couloirs dangereux, et ils retrouvèrent le confort de leur abri. Comme ils s'en doutaient, et l'espéraient surtout, leurs parents n'étaient toujours pas revenu. La faim commençant à se faire sentir, ils se préparèrent un rapide repas, après lequel les enfants, trop excités par leurs aventures pour se coucher, questionnèrent leur ami :
- Jharez, qu'était-il dit sur la magie ?
- D'après les inscriptions, il existe, ou du moins existait, je n'en sais rien, deux degrés de magie. Le premier est appelé la magie des énergies, et le second la magie des cinq pactes.
- Quelles sont les différences ?
- La première consiste manipuler les énergies autour de soit, pour déplacer des objets, ou au contraire les bloquer. On peut même s'en servir pour soigner dans une certaine mesure.
- Et l'autre ?
- Apparemment, le second consiste à passer des pactes avec des créatures, ou des matières, pour pouvoir les contrôler. Seuls très peu arrivaient à atteindre le plus haut niveau, c'est-à-dire le cinquième pacte.
- Je n'ai pas compris, se plaignit Éric.
- D'après ce que j'ai lu, le premier pacte consiste en...
10 novembre 2008
Messages dans le bois
Éric continuait à avancer sans se soucier de rien. Il se sentait guider sur le chemin, et évitait sans le remarquer tous les pièges qui se dressaient devant lui et son but. Il avait perdu en grande partie toute notion du temps, et il fut supris d'entendre derrière lui les bruits de pas de sa sœur et de leur compagnon. Son état de détachement complet à la réalité s'estompa petit à petit, et il ralentit l'allure, jusqu'à s'arrêter complètement. Il fut surpris de voir l'endroit dans lequel il se trouvait, mais les rêves héroïques du jeune enfant lui faisait oublier le danger qui pouvait régner sur ce lieu interdit.
Les voix, derrière lui, se firent de plus en plus forte. Il voulut alors rejoindre sa sœur, pour partager avec elle sa découverte. Mais ses jambes restaient bloquées, collées contre le sol. La peur et la panique commencèrent à l'envahirent, mais en réponse à son effroi, un étrange sentiment de bienveillance commença à se diffuser dans son corps. On ne pouvait pas lui vouloir du mal. S'il était bloqué, c'était pour son bien, voilà tout.
Et enfin, devant ses yeux, apparurent la lumière et les silhouettes plus ou moins familières de ses compagnons. Il se rendit alors compte qu'il n'avait lui aucun moyen d'éclairage, et qu'il avait fait jusqu'ici toute la route dans le noir. Sa sœur se retrouva bloquée également, mais elle sembla se rebeller contre l'accueillante présence. Et leur ami faisait de même. Éric voulut leur dire qu'ils ne craignaient rien, mais il remarqua à ce moment même que c'était juste ce qu'on lui avait fait croire.
Il commença à se débattre, à vouloir retourner vers sa sœur, et petit à petit, il réussit à reprendre le contrôle de son corps révolté. Continuant avec foi et conviction la bataille, il put avancer, un pas après l'autre, vers sa cible. Il regarda là-bas, et il ne comprit pas la raison de leurs visages effrayés. Il remarquait qu'ils tentaient de lui dire quelque chose, mais toute sa volonté se concentrait sur le mouvement de ses jambes. Et plus il avançait, plus le blocage se faisait ardu.
Puis, d'un seul coup, toute la force se relâcha, et les évènements se déclenchèrent à une vitesse effrayante. Éric remarqua un immense pieu de bois se diriger vers lui. Puis sa sœur s'interposa, malgré l'inutilité de cet acte. Leur ami étranger se précipita vers eux, et il remarqua un objet brillant qui se sépara du corps de l'homme. Puis les deux enfants furent tous les deux projetés violemment en arrière.
Quand ils se relevèrent tous les deux, Éric jeta un coup d'œil à leur compagnon qui s'approchait, l'air inquiet :
- Est-ce que ça va, vous deux?
Éric acquiesça et regarda le bras de son interlocuteur. Voyant que l'étrange bracelet y était toujours, il crut avoir juste imaginé la perte de l'objet. Il resta un instant perdu dans ses pensées, et sa sœur posa la question dérangeante :
- Que s'est-il passé ? Comment as-tu pu nous projeter depuis l'endroit où tu étais ?
- Je n'en sais rien, répondit honnêtement leur ami. Je ne m'en souviens vraiment pas! J'ai sûrement réagi sans y penser! Et heureusement pour vous!
Alors qu'il allait continuer à parler, il s'interrompit un instant, avant de reprendre la parole.
- Y a-t-il eu d'autres Élie et Éric dans votre famille avant?
- Pourquoi, s'étonnèrent les enfants ?
L'homme ne fit que pointer du doigt le pieu imposant. Sur celui-ci trônait une inscription étrange : Élie, Éric, Jharez. Suivez la voix des flèches jusqu'à la sécurité.
- Je ne sais pas, dit la jeune fille. Sûrement, puisque notre famille est restée ici depuis plus de mille ans! Mais...
Elle s'interrompit alors car sous les yeux des trois compères, d'autres mots se tracèrent d'eux-même dans le bois. Dépêchez-vous bon sang!
Ils se relevèrent et suivirent les indications qui se gravaient au fur et à mesure sur les poutres où les morceaux de bois environnants. Ils suivaient avec précaution les instructions, et ils purent alors atteindre rapidement un vestige de pierre. Un bâtiment qu'Élie reconnaissait pour romain, après en avoir vu des illustrations dans certains livres à l'école. Puisqu'aucune nouvelle instruction n'apparaissait, ils fouillèrent. Après un moment, Éric vint chercher sa sœur en courant, et la tira avec empressement vers ce qui l'intéressait. Leur compagnon les suivit, et ils s'arrêtèrent tous trois devant une immense stèle de pierre.
- Qu'est-ce que ça veut dire, se plaignit le garçon ?
- C'est du latin, expliqua-t-elle à son frère. C'est un très vieux langage. Je ne connais personne qui sache le déchiffrer! Peut-être que le professeur le peut, mais je n'en suis pas sûre.
- Est-ce vraiment si peu répandu, intervint la voix calme de leur ami?
- Jharez, questionna-t-elle, en se souvenant du nom inscrit dans le bois ? Bien sûr! Plus personne ne le parle, et peu savent le déchiffrer.
L'homme avait un expression incrédule inscrite sur le visage.
- Alors comment se fait-il que je comprenne ces inscriptions?
Les voix, derrière lui, se firent de plus en plus forte. Il voulut alors rejoindre sa sœur, pour partager avec elle sa découverte. Mais ses jambes restaient bloquées, collées contre le sol. La peur et la panique commencèrent à l'envahirent, mais en réponse à son effroi, un étrange sentiment de bienveillance commença à se diffuser dans son corps. On ne pouvait pas lui vouloir du mal. S'il était bloqué, c'était pour son bien, voilà tout.
Et enfin, devant ses yeux, apparurent la lumière et les silhouettes plus ou moins familières de ses compagnons. Il se rendit alors compte qu'il n'avait lui aucun moyen d'éclairage, et qu'il avait fait jusqu'ici toute la route dans le noir. Sa sœur se retrouva bloquée également, mais elle sembla se rebeller contre l'accueillante présence. Et leur ami faisait de même. Éric voulut leur dire qu'ils ne craignaient rien, mais il remarqua à ce moment même que c'était juste ce qu'on lui avait fait croire.
Il commença à se débattre, à vouloir retourner vers sa sœur, et petit à petit, il réussit à reprendre le contrôle de son corps révolté. Continuant avec foi et conviction la bataille, il put avancer, un pas après l'autre, vers sa cible. Il regarda là-bas, et il ne comprit pas la raison de leurs visages effrayés. Il remarquait qu'ils tentaient de lui dire quelque chose, mais toute sa volonté se concentrait sur le mouvement de ses jambes. Et plus il avançait, plus le blocage se faisait ardu.
Puis, d'un seul coup, toute la force se relâcha, et les évènements se déclenchèrent à une vitesse effrayante. Éric remarqua un immense pieu de bois se diriger vers lui. Puis sa sœur s'interposa, malgré l'inutilité de cet acte. Leur ami étranger se précipita vers eux, et il remarqua un objet brillant qui se sépara du corps de l'homme. Puis les deux enfants furent tous les deux projetés violemment en arrière.
Quand ils se relevèrent tous les deux, Éric jeta un coup d'œil à leur compagnon qui s'approchait, l'air inquiet :
- Est-ce que ça va, vous deux?
Éric acquiesça et regarda le bras de son interlocuteur. Voyant que l'étrange bracelet y était toujours, il crut avoir juste imaginé la perte de l'objet. Il resta un instant perdu dans ses pensées, et sa sœur posa la question dérangeante :
- Que s'est-il passé ? Comment as-tu pu nous projeter depuis l'endroit où tu étais ?
- Je n'en sais rien, répondit honnêtement leur ami. Je ne m'en souviens vraiment pas! J'ai sûrement réagi sans y penser! Et heureusement pour vous!
Alors qu'il allait continuer à parler, il s'interrompit un instant, avant de reprendre la parole.
- Y a-t-il eu d'autres Élie et Éric dans votre famille avant?
- Pourquoi, s'étonnèrent les enfants ?
L'homme ne fit que pointer du doigt le pieu imposant. Sur celui-ci trônait une inscription étrange : Élie, Éric, Jharez. Suivez la voix des flèches jusqu'à la sécurité.
- Je ne sais pas, dit la jeune fille. Sûrement, puisque notre famille est restée ici depuis plus de mille ans! Mais...
Elle s'interrompit alors car sous les yeux des trois compères, d'autres mots se tracèrent d'eux-même dans le bois. Dépêchez-vous bon sang!
Ils se relevèrent et suivirent les indications qui se gravaient au fur et à mesure sur les poutres où les morceaux de bois environnants. Ils suivaient avec précaution les instructions, et ils purent alors atteindre rapidement un vestige de pierre. Un bâtiment qu'Élie reconnaissait pour romain, après en avoir vu des illustrations dans certains livres à l'école. Puisqu'aucune nouvelle instruction n'apparaissait, ils fouillèrent. Après un moment, Éric vint chercher sa sœur en courant, et la tira avec empressement vers ce qui l'intéressait. Leur compagnon les suivit, et ils s'arrêtèrent tous trois devant une immense stèle de pierre.
- Qu'est-ce que ça veut dire, se plaignit le garçon ?
- C'est du latin, expliqua-t-elle à son frère. C'est un très vieux langage. Je ne connais personne qui sache le déchiffrer! Peut-être que le professeur le peut, mais je n'en suis pas sûre.
- Est-ce vraiment si peu répandu, intervint la voix calme de leur ami?
- Jharez, questionna-t-elle, en se souvenant du nom inscrit dans le bois ? Bien sûr! Plus personne ne le parle, et peu savent le déchiffrer.
L'homme avait un expression incrédule inscrite sur le visage.
- Alors comment se fait-il que je comprenne ces inscriptions?
9 novembre 2008
Dans les couloirs
Pendant une vingtaine de minutes, ils se déplacèrent sans trop de problème dans les couloirs ancestraux. Mais plus ils avançaient, plus ils remarquait l'état de délabrement avancé qui les entourait. La poussière avait été le seul témoin sur les premiers mètres, puis ils avaient pu observer les fissures de la roches, entendre les craquements de poutres qui supportaient difficilement des tonnes de pierre, sans compter quelques éboulis qui bloquaient de temps à autre le passage.
Ils appelaient tous les deux le garçon autant qu'ils le pouvaient, mais seul le silence lugubre acceptait de leur répondre. Ils continuaient donc de suivre les traces du garçon, en multipliant les précautions.
- Attention, s'exclama tout à coup l'homme, retenant à la dernière seconde la fille. Ces couloirs sont piégés!
- Qu'est-ce que...?
-Regarde!
Il ramassa au sol une pierre, et la lança devant lui. Au moment où elle toucha le sol, celui-ci s'ouvrit en deux. Au fond, Élie put apercevoir des pieux menaçants, et elle crut même voir les restes de quelques curieux qui auraient patienté ici depuis des siècles.
- Comment as-tu su, s'étonna-t-elle ?
- Je ne sais pas. Je le savais, bizarrement, comme si j'étais déjà venu par le passé!
- Impossible! Mes parents t'auraient reconnu!
- Oui, tu as raison! C'est sûrement parce que la sensation en ce lieu est la même qu'à l'endroit au le professeur m'a trouvé.
- Trouvé?
- Je te le raconterai plus tard!
- D'accord, mais alors donne-moi une bonne explication pour les pièges!
- Ils sont là pour protéger quelque chose! Sûrement un trésor. Sinon, je ne peux pas t'expliquer comment je l'ai remarqué! Un détail a du m'alerter.
- Bien, faisons donc avec cela!
Laissant de côtés les explications, ils continuèrent leur route, inquiets désormais pour le sort du jeune garçon. En effet, tout avait été fait pour empêcher les gens de passer, et il ne devait probablement qu'à la chance de s'en être sorti jusque-là.
Ils appelaient tous les deux le garçon autant qu'ils le pouvaient, mais seul le silence lugubre acceptait de leur répondre. Ils continuaient donc de suivre les traces du garçon, en multipliant les précautions.
- Attention, s'exclama tout à coup l'homme, retenant à la dernière seconde la fille. Ces couloirs sont piégés!
- Qu'est-ce que...?
-Regarde!
Il ramassa au sol une pierre, et la lança devant lui. Au moment où elle toucha le sol, celui-ci s'ouvrit en deux. Au fond, Élie put apercevoir des pieux menaçants, et elle crut même voir les restes de quelques curieux qui auraient patienté ici depuis des siècles.
- Comment as-tu su, s'étonna-t-elle ?
- Je ne sais pas. Je le savais, bizarrement, comme si j'étais déjà venu par le passé!
- Impossible! Mes parents t'auraient reconnu!
- Oui, tu as raison! C'est sûrement parce que la sensation en ce lieu est la même qu'à l'endroit au le professeur m'a trouvé.
- Trouvé?
- Je te le raconterai plus tard!
- D'accord, mais alors donne-moi une bonne explication pour les pièges!
- Ils sont là pour protéger quelque chose! Sûrement un trésor. Sinon, je ne peux pas t'expliquer comment je l'ai remarqué! Un détail a du m'alerter.
- Bien, faisons donc avec cela!
Laissant de côtés les explications, ils continuèrent leur route, inquiets désormais pour le sort du jeune garçon. En effet, tout avait été fait pour empêcher les gens de passer, et il ne devait probablement qu'à la chance de s'en être sorti jusque-là.
8 novembre 2008
La porte de chêne
- Qu'y a-t-il, s'inquiéta l'homme ?
- On nous a interdit d'aller là-bas. Mais Éric n'a sûrement pas expliqué quand on lui a expliqué pourquoi!
- Est-ce si dangereux ?
- Ces tunnels sont les plus vieux de l'abri, et ils n'ont jamais été modifiés, contrairement au reste qui a été régulièrement rénové. Il paraît qu'il y a de fort risques d'éboulement!
- Et le passage n'est pas bloqué, s'inquiéta l'homme?
- La porte de chêne fait près de vingt centimètres d'épaisseur! Et le verrou est un morceau de métal tout aussi imposant...
- Mais ?
- Mon frère et moi avons trouvé l'endroit où avait été perdu la clé. Nous n'en avons jamais parlé à nos parents. A l'époque, c'était un peu notre secret, et puis j'ai oublié.
L'homme se leva.
- Allons-y! On pourra peut-être le rattraper avant qu'il ne se blesse!
Élie se précipita en direction de la fameuse porte, son compagnon sur les talons. Ils arrivèrent en un instant. Elle était toujours entrouverte, laissant le passage libre vers un tunnel sombre de pierre noircie. Seule témoignage du temps écoulé, une incroyable dose de poussière régnait à l'intérieur, sauf pour laisser la place aux empreintes récentes du garçon.
Ne se laissant pas intimider par l'aspect repoussants de couloirs, les deux compères s'élancèrent sur les traces de leur jeune compagnon.
- Vieux! Mais de combien, se questionna l'adulte ?
- Plus de mille ans d'après ce que j'ai compris!
- Mille ans!
- Et depuis ce temps, ces passages sont sous la surveillance de ma famille!
- Et où conduisent-ils ?
- Ça, je ne le sais pas!
Son compagnon la regarda avec étonnement alors qu'elle abordait un air sérieux.
- Ou du moins, pas encore!
- On nous a interdit d'aller là-bas. Mais Éric n'a sûrement pas expliqué quand on lui a expliqué pourquoi!
- Est-ce si dangereux ?
- Ces tunnels sont les plus vieux de l'abri, et ils n'ont jamais été modifiés, contrairement au reste qui a été régulièrement rénové. Il paraît qu'il y a de fort risques d'éboulement!
- Et le passage n'est pas bloqué, s'inquiéta l'homme?
- La porte de chêne fait près de vingt centimètres d'épaisseur! Et le verrou est un morceau de métal tout aussi imposant...
- Mais ?
- Mon frère et moi avons trouvé l'endroit où avait été perdu la clé. Nous n'en avons jamais parlé à nos parents. A l'époque, c'était un peu notre secret, et puis j'ai oublié.
L'homme se leva.
- Allons-y! On pourra peut-être le rattraper avant qu'il ne se blesse!
Élie se précipita en direction de la fameuse porte, son compagnon sur les talons. Ils arrivèrent en un instant. Elle était toujours entrouverte, laissant le passage libre vers un tunnel sombre de pierre noircie. Seule témoignage du temps écoulé, une incroyable dose de poussière régnait à l'intérieur, sauf pour laisser la place aux empreintes récentes du garçon.
Ne se laissant pas intimider par l'aspect repoussants de couloirs, les deux compères s'élancèrent sur les traces de leur jeune compagnon.
- Vieux! Mais de combien, se questionna l'adulte ?
- Plus de mille ans d'après ce que j'ai compris!
- Mille ans!
- Et depuis ce temps, ces passages sont sous la surveillance de ma famille!
- Et où conduisent-ils ?
- Ça, je ne le sais pas!
Son compagnon la regarda avec étonnement alors qu'elle abordait un air sérieux.
- Ou du moins, pas encore!
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